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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 08:55

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Le 30 janvier dernier, un des grand compositeur de musique de film vient de s'éteindre, un peu dans l'indifférence générale. John Barry était entré dans le monde fermé du cinéma en créant le célèbre indicatif musical de James Bond, et quelques morceaux d'anthologie, comme le Goldfinger chanté par Shirley Bassey,


 

 

la nostalgique mélodie d'On ne vit que deux fois,

 

ou la complainte de Louis Amstrong, We have all the time, sanctifiait la passion naissante entre George Lazenby, singulier James Bond et Diana Rigg, future Emma Peel, qui se traduira par un mariage, dans Au service secret de sa Majesté, seul James Bond nuptial !

 

 

Mais John Barry, s'est aussi le célèbre générique d'Amicalement Vôtre, mettant en musique l'opposition entre Sa Majesté, Lord Brett Sinclair et ce yankee parvenu de Dany Wilde !
Barry a même croisé un certain Bruce Lee, qui tel le phénix, renaissait de ses cendres, le temps d'un Jeu de la mort d'outre-tombe,
avant de Danser avec les loups !
Avec la disparition de John Barry, c'est un peu de notre enfance qui disparaît aussi !
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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 08:39

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Voilà 55 ans que James Dean s'est éteint sur une route de Californie, au volant de sa Porsche 550 Spyder,

 

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heurté par le Ford Sedan de Donald Turnuspeed.

 

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Mort absurde car purement hasardeuse, qui frappait de plein fouet la nouvelle star d'Hollywood, du haut de ses solaires 24 ans ! Car Jimmy venait de tourner, coup sur coup, trois films qui l'avaient fait entrer dans la légende.

C'est en voyant l'acteur jouer dans L'immoraliste, pièce tiré d'un roman d'André Gide, narrant les émois homophiles d'un jeune européen au Maghreb, qu'Elia Kazan, génial réalisateur qui sauva sa carrière en balançant quelques connaissances au sénateur Mc Carthy, donna le rôle du jeune homme torturé, Cal Trask, à James Dean ! Intuition géniale de la part de fils de marchand de tapis grec, qui avait tout de suite pressenti que l'âme tourmentée du jeune américain correspondait parfaitement au profil du rôle, post-adolescent mal-aimé de son père et qui fit d'A l'Est d'Eden, en 1955, un film culte à l'insu de son plein gré !

 

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L'opus de Kazan collait parfaitement à l'air du temps qui voyait poindre de nouveaux acteurs sociaux, les jeunes !

 La même année Nicholas Ray enfonça le clou, avec la Fureur de Vivre, film étendard de toute une juvénile génération, celle des bagnoles et des blousons noirs, de la vitesse et de l'aventure, du drive-in et de la drague, que complètera Elvis, trois ans plus tard !

 

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La Fureur, c'était "Salut les copains", 10 ans plus tôt, la consécration de cette jeunesse consumériste qui s'opposait au moralisme vieillot des parents, un hymne à l'amour version US, une revendication du bonheur s'opposant au conformisme bourgeois, c'était un James Dean ambigu, lové par le concupiscent regard de Nathalie Wood

Car autant Brando, quelques années auparavant avait explosé grâce à sa virile sensualité, autant le charme de Jimmy s'appuyait sur une fragrance fragilité ! Marlon était le dur à cuire, Dean l'éphèbe sophistiqué, Brando le "bad guy", de l'équipée sauvage, James le minet tourmenté,  deux rôles qui se complétaient à merveille dans l'imaginaire de l'époque, et qui faisait que certains étaient plutôt Brando alors que d'autres se la jouait Jimmy !

 

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Si la Fureur consacrait la montée en puissance de la culture adolescente, Géant, l'année suivante, saga texanne et grosse production hollywoodienne, consacra James Dean comme un acteur "bankable" et le sortit  de ses rôles d'adolescents attardés !

 

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Jimmy passait de la presque pré-pubère Nathalie Wood à la très expérimenté Liz Taylor, et les agapes adolescentes se transformèrent en affaire de gros sous, narrant l'agonie des grands propriétaires texans face aux rois du pétrole. Des mutations socio-culturelles évoquées dans la Fureur aux évolutions économiques de Giant, ce rôle fit grandir James Dean, désormais débarassé de ses oripeaux juvéniles ! 

Film testament, aussi, puisque l'acteur se tua deux semaines avant la fin du tournage, dans un excès de vitesse qui le caractérisait tant !

Que reste-il aujourd'hui de James Dean ? Depuis qu'un de mes élèves m'ait avoué, à l'évocation de son nom, que ça devait être un joueur de foot de Premier League, je pense qu'il n'en reste plus grand chose, à part un Memorial peu visité, à Cholame,

 

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et quelques effigies, assez rares, imprimées sur des T-Shirts improbables ...Mais ce n'est pas plus mal ...Il vaut mieux être discrètement oublié, que revisité par les marchands du temple, qui ont transformé Elvis en concept publicitaire ou le Che en étendard de la révolte adolescente fumeuse d'herbes de Provence !

Le souvenir de James Dean s'estompe doucement, balise mémorielle des années 50 qui s'éloigne sûrement, emportée par le vertige du temps !

Je trouve qu'il a un peu des airs de Delon, jeune ...

 

 

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 21:03

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Avec le décès de Denis Hopper, c'est un peu de la génération James Dean qui s'en va ! Ce fils de l'Amérique profonde, qui a traîné ses guêtres dans son Kansas natal, s'est très vite pris de passion pour la peinture, activité singulière dans ce Middle West agricole et terrien. Un peu plus tard, en Carlifornie, l'étudiant Hopper se met au théâtre et arrive à décrocher un petit rôle dans Johnny Guitar, de Nicholas Ray, où Sterling Hayden séduisait Joan Crawford. Mais c'est dans La Fureur de vivre, de ce même Ray, que Dennis va tourner avec l'icône de toute une génération, James Dean !

 

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Film étendard du malaise d'une jeunesse américaine, Hopper retourne avec Dean dans Géant, la saga texane de George Stevens,

 

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projetant le jeune américain dans les étoiles ! Mais la mort de Jimmy Dean

 

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et une dispute avec le réalisateur Henry Hathaway, vont marginaliser le jeune homme du système hollywoodien, pendant une dizaine d'années. De navets incertains en seconds rôles improbables, c'est Easy Rider, film à petit budget, s'inspirant ouvertement du Fanfaron de Dino Risi, manifeste de contre-culture américaine, prenant le contre-pied du cinéma des grands studios, qui relancera la carrière de Hopper.

 

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La même année, ça n'empêche pas Dennis de faire une pige avec John Wayne, dans 100 $ pour un shérif, western classique où il retrouve Hathaway.

 

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Curieux parcours que celui de Dennis, entre héraut de la contre-culture américaine, avec Peter Fonda et Nicholson et faire valoir du Duke, chantre du conservatisme républicain, et réalisateur du contesté Bérets Verts, film justifiant l'intervention américaine au Viet-Nam.

 

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 Inexplicablement, Hopper n'exploitera pas le succès d'Easy Rider, l'homme est bien trop incontrôlable pour se plier aux rigueurs du système, et faute de films à sa démesure, il continuera ses soirées alcoolisées shootées au LSD ! 

C'est en Allemagne qu'il rebondira, en étant l'ami américain de Wim Wenders, en 1977,

 

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en retrouvant le réalisateur de ses débuts, Nicholas Ray ...la boucle est bouclée !

Fin des seventies et quarantaine hiératique, qui le projette dans l'Apocalypse vietnamienne de Coppola, photographe camé des hallucinations du colonel Kurtz,

 

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joué par un Brando débonzé !

 

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Il retrouvera Coppola, 4 ans plus tard, dans Rusty James et passera un week-end chez Sam Peckinpah, en quinqua speedé à la cocaïne !

Mais c'est le psychopathe oedipien de Blue Velvet qui le projettera dans le paradigme du super-méchant déjanté, marque déposée qu'il exploitera dans le nouvel Hollywood !

 

hopper blue velvet

 

Du tueur dans Red Rock West,

 

hopper-red-rock-west.jpg

 

au diacre fêlé de Waterworld,

 

waterworld-hopper-jack-daniels.jpg

 

en passant par le "serial bomber" de Speed,

 

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Hopper nous offrira quelques interprétations géniales d'hystériques ramollos du cerveau !

Mais comme à son habitude, Dennis ne va pas capitaliser sa notoriété nouvelle, et va plutôt courrir le cachet dans des navets improbables. C'est à Palerme, en 2008, qu'il aura un dernier rendez-vous avec Wim Wenders, l'ami allemand,

 

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pour nous rappeler qu'Hopper, l'américain, le pote à Jimmy Dean, le héraut de la contre-culture américaine qui carburait à la Marie-Jeanne, le rebelle aux grands studios, eut un itinéraire chaotique, de son Kansas natal à la cité sicilienne !

Que ton dernier ride te soit agréable, Dennis !

Testez vos connaissances sur la carrière de Hopper, en répondant à ce QUIZZ.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 12:44



Le 8 novembre dernier, Alain Delon fêtait ses 74 ans, et ses 43 de cinéma ! Presqu'un demi-siècle que le bel Alain gambade dans le cinéma français, depuis un certain Quand la femme s'en mêle, en 1957, d'Yves Allégret.
Rien ne prédisposait le jeune Delon a faire le comédien, de sa Bourgogne natale. Le jeune Alain va, dans un premier temps, travailler dans la boucherie-charcuterie familiale, à Bourg-la-Reine. A l'étroit dans le commerce de la viande, le jeune homme rêve d'horizons lointains et s'engagera à l'âge de 17 ans, dans l'armée, partant pour l'occasion en Indochine. Le matelot ne va connaître que l'agonie de la présence française en Asie du sud-est, la guerre se terminant juste après le désastre militaire de Dien Bien Phu. En 1954, retour dans l'hexagone pour le jeune militaire, mais pas question de revenir dans les saucissons et les pâtés, le bel Alain, comme Lucien de Rubempré, préfèrera monter à l'assaut de la capitale, avec son physique de jeune premier. Et c'est une actrice, Brigitte Auber, qui va lui mettre le pied à l'étrier.


Le film d'Allégret lance donc l'apollon dans le grand bain du cinéma, avec un autre jeune espoir du cinéma français, Bruno Cremer.



L'année suivante, ça sera la rencontre avec Romy Schneider, un coup de foudre sur le plateau du film Christine, produit par Marcel Dassault, avec pour chaperon Jean-Claude Brialy. Le long-métrage ne restera pas dans l'histoire du cinéma, alors que le couple Delon-Schneider entrera dans la légende !



Les années 60 vont être les années de la consécration ! C'est René Clément qui va faire de Delon une star, avec Plein Soleil, en 1960, magnifiant la plastique du jeune premier voguant sur les flots océaniques.



Quelques mois après et ça sera Rocco et ses frères, tourné en Italie, sous la direction de Luchino Visconti, film où il liera un pacte d'amitié avec Renato Salvatori.





En 1962, Delon continue sa carrière transalpine entre les mains de Michelangelo Antonioni, dans L'Eclipse, où il joue le rôle d'un trader amoureux de Monica Vitti, dans une Rome mystérieuse et lointaine.



En 2 ans, ce jeune premier inconnu qui ne valait que par sa plastique, atteint le firmament du 7eme art avec 3 films désormais légendaires. Alain a 27 ans, et est déjà une star internationale devant lequel se pame la gente féminine et les cinéphiles de tous les pays !
Mais la geste delonienne est loin d'être finie ! 1963 sera un grand crû. En tournant Mélodie en sous-sol, avec Jean Gabin, Delon rend la pareille à un monstre sacré du cinéma français d'avant-guerre, sous la direction d'Henri Verneuil, dans le rôle du gangster qu'il déclinera souvent, dans sa carrière. Adoubé par les vedettes des années 30 (notamment Viviane Romance, qui avait envoûté Gabin dans La belle équipe), Mélodie ...consacre définitivement Delon comme une grande vedette hexagonale !



Une fin originale sur la musique de Michel Magne.



Consécration française, reconnaissance internationale avec le chef d'oeuvre de Visconti, Il Gattopardo, où Delon joue un superbe Tancrède, virevoltant autour de la belle Claudia ! L'opus viscontien accrochera la Palme d'Or, sur la Croisette, en ce printemps 1963, faisant de Delon une nouvelle étoile brillant de mille feux au firmament du 7eme art !

 

Delon retrouve alors la Riviera, sous la direction de René Clément, film dans lequel il séduira Jane Fonda.



Hollywood fait alors les yeux doux à l'acteur français, et le bel Alain fera deux films à Los Angeles, Les Tueurs de San Francisco de Ralph Nelson, en 1965,



où il croise la route d'Ann Margaret, et d'un acteur sur le déclin, Van Hefflin, et un western improbable, l'année suivante, A nous deux, Texas, où il a comme partenaire le crooner Dean Martin.



Intermède américain qui ne restera pas dans les mémoires, rendez-vous m manqué avec Hollywood, que Delon quittera sans regrets !
Après le rôle de Jacques Chaban-Delmas dans la super-production internationale, Paris brûle-t-il, dirigée par une vieille connaissance, René Clément, c'est Jean-Pierre Melville qui offre à l'acteur, un de ses plus beaux rôles, celui du Samouraï.





Dans un silence assourdissant, bercé par la musique de François de Roubaix, Delon se contente d'être un tueur méthodique et hiératique, un moine-soldat des temps modernes qui a troqué la bure monacale contre l'imper blanc !
Il faudra attendre deux ans, pour le voir rejouer les amoureux transis, dans La Piscine, où le Delon producteur imposa Romy Schneider, ancienne fiancée toute heureuse de retrouver le bel Alain. Les retrouvailles entre les deux anciens amants seront solaires.


Dans la foulée, il réendosse le rôle d'un gangster, Roger Sartet, engagé par Vittorio Manalese, joué par Jean Gabin, et chassé par l'inspecteur Le Goff, interprété par Lino Ventura, dans un summum du polar à la française, Le clan des siciliens, qu'Ennio Morricone va immortaliser dans une ritournelle lancinante.


Grand succès populaire, Delon va alors produire Borsalino, avec son alter ego hexagonal, Jean-Paul Belmondo,



mais, encore une fois, c'est Jean-Pierre Melville qui lui offrira un superbe rôle, dans le crépusculaire Cercle rouge, où il retrouvait Bourvil, Yves Montand, et Gian-Maria Volonte.


Terribles années 70, pour le 7eme art, avec une télévision qui monte en puissance et qui relègue le cinéma dans des salles obscures trop souvent miteuses, que fuit un cinéphile devenu téléspectateur. C'est une période difficile pour les dieux de l'écran, soudain sécularisés par la petite lucarne, perdant leur aura sacré de héros de la pellicule pour retomber parmi les hommes ... Décennie difficile pour Delon, qui concentre deux casquettes, celui de producteur et d'acteur, prenant peu de risques, exploitant sa notoriété en évitant des concurrents pouvant lui faire de l'ombre ... Les seventies furent un rendez-vous manqué pour l'acteur, qui évita la génération montante, les Depardieu et Dewaere, tournant trop souvent sous la direction de réalisateurs complices, un peu comme Belmondo, et alignant des longs-métrages plutôt médiocres, qui font faire vaciller la star. Quelques éclairs trop rares pour sauver cette décennie du naufrage, une belle rencontre avec Signoret, en veuve Couderc, un beau duo avec Jean-Louis Trintignant dans Flic Story, un Mr Klein désespéré,



mais bien trop peu pour égaler ces années 60 bénies des dieux. Delon se sent orphelin, de René Clément, de Luchino Visconti ou de Jean-Pierre Melville, des maîtres qui ne sont plus, qui ne peuvent plus le guider.
Les années 80 seront dans cette lignée, malgré un retour sur le devant de la scène avec quelques polars bien ficelés, mais qui n'égaleront pas les opus melvilliens, laissant le spectateur avec un goût d'inachevé, dans le souvenir ému des chefs d'oeuvre du passé. C'est pourtant un metteur en scène de l'après 68, Bertrand Blier,  de la nouvelle génération de cinéastes qu'il avait soigneusement évité, qui lui donnera un de ses rôles les plus poignants, dans Notre Histoire, où il jouera le rôle d'un looser alcoolique, qui donnera à Delon son seul et unique César.
Alain Delon est un fils du cinéma qui fut trahi par la télévision, victime de la petite lucarne et de son hégémonie visuelle, mais il fut aussi l'orphelin désespéré de quelques réalisateurs géniaux, de Visconti à Melville en passant par Clément, qui laissèrent l'acteur dans une solitude créative qui lui fut fatale dans les 70-80. Il reste encore le souvenir du solaire éphèbe qui illuminait de sa seule présence, les films de ses années 60.
Testez-vous sur la filmographie de Delon en répondant à ce QUIZZ.

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 09:03


 

Danseur et musicien, tu avais failli intégrer le groupe Trust, comme bassiste, puis tu avais accompagné un John Travolta renaissant, avec ses tablettes de chocolat (qui ne sont plus qu'un lointain souvenir ...), dans Staying alive,

 


mais c'est dans Outsider de Francis Ford Coppola,




qu'avec avec une belle brochette de jeunes talents en 1983, Matt Dillon, Emilio Estevez, Rob Lowe et un certain Tom Cruise, tu avais acquis une certaine notoriété.




Mais c'est surtout dans le rôle d'Orry Main, dans Nord et Sud,




série culte, sur la guerre de Sécession, Autant en emporte le vent télévisuel, que le monde t'avait connu, avec ta pestouille de soeur, une dénommé Ashton !



Tu t'étais opposé à un autre disparu, l'affreux Justin Lamotte, joué par le regretté David Caradine,




mort dans des conditions bien étranges, pour l'amour de Lesley Ann-Down.




Deux ans plus tard, Dirty Dancing t'avait consacré comme icône auprès des midinettes, puisque danseur de formation, tu avais laissé libre cours à ta créativité corporelle.



Ghost, avec la belle Demi, te projettera, un peu plus, vers le firmament de la popularité,





et  Point Break,  dans ton gang de surfer-braqueur, où tu faisais la nique à un certain Keanu Reaves, avait fait admirer ta plastique de rêve !



 La cité de la joie, de Roland Joffé, fut certainement ton plus grand rôle, en médecin humaniste au prise
avec l'immense misère du sous-continent indien.



Après la gloire du début des années 90, de la lumière à l'ombre, tu t'enfonceras dans les volutes ethyliques des soirées un peu trop arrosées avec quelques lignes blanches pour te faire oublier ton glorieux passé, destin commun à beaucoup d'artistes qui ne supportent pas la descente vers un délétère anonymat. Malade depuis quelques années, rongé par des nuits d'insomnie où tu ressassais ta jeunesse dorée, tu en es donc allé, comme le vent ...


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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 15:26



Hier nous nous faisions un plaisir d'aller voir le nouveau Tarantino. Sous cette température caniculaire, aller au cinéma à 14 heures alliait l'utile à l'agréable, celui de regarder un bon film au frais. La scène d'introduction, esthétiquement superbe, lançait la problématique du film, la vengeance d'une jeune femme juive, Shoshanna, contre l'impitoyabe chasseur de juifs, Hans Landa, joué par Christopher Waltz.


Terrible incipit qui se poursuit avec la présentation des Inglorious Basterds et d'un Brad Pitt surjouant,





 un parti pris de Tarantino, certainement, mais qui sonne faux ! Le boyfriend d'Angelina étant peu crédible dans le rôle d'un meneur d'hommes sans foi ni loi, très loin de la virilité méchante d'un Lee Marvin, dans les 12 salopards d'Aldrich, auquel le film fait implicitement référence.



L'arrivée du Führer sur l'écran n'arrange pas les choses. Personnage hystérique et grotesque, le père Adolf apparaît comme un débile éructant qui délire sur l'Ours golem ... Mauvais présage que ce registre de la farce, qui tranche totalement avec le dramatique début ... Surtout que juste après, une scène ultra-violente de scalpage et de bastonnage d'un nazi à la batte de base-ball, joue plutôt du registre du gore et du voyeurisme quasi sadique ! Dès le début, les registres sur lesquels pianotent Tarantino ne collent pas. Le long-métrage alterne le registre de la farce à la Lubitsch, à la To be or not to be,



pour ne pas dire à la Austin Powers (d'ailleurs Mike Myers joue dans le film),



et le film de guerre classique version Les 12 salopards ou Quand les aigles attaquent,



tout en maniant l'hyper-réalisme guerrier d'un soldat Ryan ! Multiplicité des registres qui vont rendre le film rapidement inaudible et inconsistant ...

Là où cela se gâte, c'est lors de la rencontre entre Emanuelle Mimieux, jouée par la transparente Mélanie Laurent,



qui n'arrive pas au mollet d'Uma Thurman, et le jeune héros allemand Frederick Zoller, dans un cinéma, prétexte à Tarantino pour rendre hommage à Pabst et Clouzot, avec des références à L'Assassin habite au 21




et au magnifique Corbeau, âge d'or du cinéma français, sous la collaboration,



petit jeu des clins d'oeil auquel ce cinéphile de Quentin, s'adonne souvent. Intertextualité qui ravira les cinéphiles, mais qui n'empêchera pas le film de sombrer dans l'incohérence.
D'un plan pour tuer les dignitaires nazis, dont on ne sait d'où il sort, avec des Basterds qui arrivent on ne sait comment sur l'affaire, à la scène de l'auberge, avec Diane Kruger,



qui n'en finit plus de ne pas finir, pour se conclure dans le grand-guignol, l'opus tarantinien continue à filer un mauvais coton !
L'action finale, totalement improbable, avec des Basterds ridicules et un plan pour tuer les dignitaires nazis totalement loufoque, cohabite avec une Soshanna vengeresse et un Tarantino qui plonge dans le film à gros message, moralisateur et neuneu, qui se concluera par le carnage final totalement incohérent !
Bref, ce n'est pas parcequ'on s'appelle Tarantino que tout ce qu'on touche se transforme en or et ce 7eme opus tarantinien est un gros et beau navet, qu'on oublie sitôt vu !

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 15:28


Dans un beau gîte suplombant Thonon et le lac Léman, je viens de finir La mémoire de ma mère de Giulia Salvatori, fille d'Annie Girardot et Renato Salvatori, évoquant la vie de ses célèbres parents.



Renato Salvatori, fils d'un carrier qui travaillait dans les célèbres carrières de marbre de Carrare, ne dut sa carrière qu'à un physique avantageux, remarqué par le cinéaste italien Luciano Emmer sur la plage de Forte dei Marmi alors qu'il faisait fonction de nageur-plagiste..
Commençant sa carrière cinématographique dans des films de série B transalpins, comme Yolanda, la fille du corsaire noir, de Mario Soldati, le beau Renato enfila les productions de 2eme zone juqu'à son rôle de Mario,dans Le Pigeon, de Mario Monicelli, en 1958, un des sommets de la comédie à l'italienne avec Vittorio Gassman et Marcello Mastroianni sur un scénario de Age et Scarpelli.




Mais c'est le rôle de Simone, 2 ans plus tard, dans Rocco et ses frères, qui lui valut une consécration internationale, l'amitié indéfectible d'un certain Alain Delon 



et la rencontre avec Annie dont il fera sa femme jusqu'à la fin de sa vie.





Le jeune premier qu'il fut, au début des années 60, n'eut pas vraiment la carrière qui l'attendait, mais il faut dire que ce sacré personnage, au pif de boxeur, noceur invétéré, macho dans l'âme et grand joueur de poker devant l'éternel perçut avant tout le cinéma ,uniquement comme une activité pour trouver de la fraîche pour attaquer les tables de jeu. Le producteur Delon aidera bien son ami transalpin en le casant dans ses productions comme dans Flic Story, le Gitan ou Armaguedon, pour renflouer son ami italien, véritable panier percé qui avait un coeur gros comme ça !
Salvatori fit même un détour par la politique, poussé par Gian Maria Volonte, acteur engagé, aux antipodes de la personnalité salvatorienne, et fut un éphémère Ministre de la Construction dans un gouvenement de gauche non moins éphémère …
La mort le frappa en 1988, à l'âge de 54 ans, victime, certainement, d'une vie tourmentée par les femmes et le poker.
Sa fille Giulia avouera avoir du mal à retrouver son père dans ses films, puisque possédant un accent toscan à couper au couteau, l'acteur fut systématiquement doublé durant toute sa carrière sauf sur Armaguedon.




Annie Girardot commença sa carrière sous les meilleurs auspices, manucurant les mains d'un Jean Gabin dans Le Rouge est mis,



qu'elle retrouvera dans Maigret tend un piège et c'est donc sur le tournage de Rocco que la jeune comédienne, fille d'une sage-femme, rencontra le beau Beppe (Giuseppe était le vrai prénom de l'acteur).



Folle amoureuse de son Renato, elle alla même acheter un appartement place des Vosges , Paris, pour que son chéri de romain se sente comme à Rome. Mais il était hors de question que le romain parte de sa ville éternelle, et malgré un mariage en 1962, et la naissance de la petite Giulia, les deux époux vécurent très vite séparés, faisant chacun leur vie de leur côté, mais sans divorcer.

Annie, qui avait commencé par le meilleur, tourna beaucoup de films sans intérêts, par la suite, et connut enfin son pygmalyon en rencontrant Claude Lelouch, sur Vivre pour Vivre, en 1967, où elle rendait la pareille à un certain Yves Montand.



Elle retrouvera d'ailleurs Lelouch,  dans Un homme qui me plaît, 2 ans plus tard, un titre évocateur de la passion éphémère qui la lia au réalisateur d'Un homme et d'une femme. Après des années 70 assez erratiques où elle met la Zizanie avec Fufu,



c'est son duo avec Philippe Noiret dans Tendre Poulet et On a volé la cuisse de Jupiter, beaux succès hexagonaux, qui relancera sa carrière, avant de tutoyer l'abîme ...


Car les hommes qui furent la grande passion de l'actrice, furent aussi un fardeau ruineux ! De Bernard Fresson, pour qui elle produisit le désastreux Ursule et Grelu, du facétieux Serge Korber,


 à Bob Decout, pour qui elle racheta le Casino de Paris et finança ses projets fantaisistes de comédie musicale bancale ...aventures improbables qui finirent par la ruine de l'actrice, obligée de vendre son immeuble de la place des Vosges, pour payer les voraces créanciers !

Mais un mal plus terrible guettait l'actrice, la maladie d'Alzheimer, mal sournois et vertigineux, qui laissa bientôt sa fille Giulia seule dépositaire de sa mémoire ...Dans les abîmes du souvenir, lui revient encore l'image de son permier amour, ce bel italien nommé Renato, qui fut son seul mari, et qu'elle rejoindra au paradis des comédiens ...Ciao, bella ...



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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 18:00


De New-York à Paris en finissant à Venise, une femme aura marqué l'art contemportain du siècle dernier. Peggy Guggenheim, fille de la richissime famille Guggenheim new-yorkaise, fut frappée par le destin dans la nuit du 14 au 15 avril 1912. Cette nuit, dans l'Atlantique Nord, le Titanic, colosse métallique qui défiait les eaux, sombrait corps et biens dans les abysses, avec 1 500 passagers, dont un certain Benjamin Guggenheim, milliardaire prodigue et père de la jeune Peggy.




Riche héritière, Peggy, anticonformiste et aventurière, s'éprend de liberté en parcourant le monde et en s'intéressant à l'avant-garde artistique. A Saint-Tropez, elle rencontrera l'amour de sa vie, l'écrivain alcoolique John Holms, qui s'épuisera dans les bras de la belle et dans les vapeurs ethyliques pour trépasser d'une crise cardiaque, en 1934.
La guerre la verra fuir l'Europe, et retourner à New-York, où elle aidera l'Emergency Rescue Committee, une association américaine délivrant des visas aux antifascistes européens pour fuir la peste brune, et donc le représentant français sera Varian Fry, qui agissait de la rue Grignan, à Marseille.

L'art et l'amour seront toujours les deux passions de Peggy, et prendront le visage d'un certain Max Ernst, qu'elle épousera en 1941.



 Elle ouvrira aussi une galerie dans Big Apple, Art of this Century, et soutiendra les artistes de se siècle, comme Marc Rohtko ou Jackson Pollock qui ouvriront l'art pictural à l'expressionnisme abstrait. (Moi devant Autumn Rythm Number 30, Pollock, 1950, au MET).



L'Europe s'épuisant dans des combats sans fin, la création artistique, se déplacera de Paris à New-York, nouvel el dorado pour les créateurs en mal de financement !

Mais l'appel du Vieux Continent se fera toujours sentir, et, la guerre finie, Peggy Guggenheim, en 1948, choisit de s'échouer à Venise, dans le Palais Venier dei Leandri, pour vivre les trente dernières années de sa vie, entourée de ses chiens et collectionnant les oeuvres d'art, sous le regard millénaire des coupoles de San Giorgio.
Aujourd'hui, dans le sestiere de Dorsoduro, vous pourrez visiter la collection Peggy Guggenheim, dans son dernier palais qui fut aussi son utlime catafalque !




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