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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 09:33

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En 1977, Vittorio et Paolo Taviani sont récompensés par la Palme d'Or pour Padre Padrone. Le duo, venu au théâtre puis au cinéma sous l'influence du néoréaliste Roberto Rossellini, se voit consacrer par ce même Rossellini, alors président du Jury, ultime facétie du Maître italien.

Adapté du livre de Gavino Ledda, jeune berger sarde devenu linguiste, les frères Taviani vont narrer avec rigueur et émotion, le destin de ce garçonnet, arraché par son père de l'école,

 

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dès l'âge de 6 ans, affrontement violent entre deux légitimités, celle de l'institution scolaire incarnant l'Etat progressiste et modernisateur, à celle de la tradition immuable, moyen-âgeuse, des bergers sardes.

Terrorisé par ce "pater familias" qui reprend son du,

 

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Gavino, étreint pour une dernière fois son institutrice,impuissante,

 

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et s'en ira sous le regard de ses camarades, promis, bientôt, au même destin pastoral ! Galerie étonnante de portraits enfantins, noir de crasse,

 

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hirsute.

 

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.

Immaculé dans sa coiffe éphémère,

 

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Gavino, habillé tendrement par sa mère,

 

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va quitter le monde des hommes pour celui des hauts-plateaux, où le chuchotement du vent vaudra pour seule conversation.

Loin de la civilisation, son père, rude berger sarde,

 

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va lui transmettre le langage non écrit de la nature,

 

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alphabet immuable qui guide les pâtres depuis l'éternité.

Seul, avec ce patriarche taiseux, le jeune enfant est souvent laissé à lui-même, pour garder le troupeau, lorsque son père descend au village, sur un âne fatigué.

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Sur ces plateaux arides, parsemés de mauvaises herbes et de pierres blanches,le garçonnet, délaissé,

 

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n'aura que la compagnie des moutons en guise de sociabilité et les coups d'un père colérique qui ne supporte aucune incartade.

Face tuméfiée après une énième correction paternelle,

 

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Gavino est enchaîné à ses brebis dont il est la juvénile sentinelle,

 

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répétant, inlassablement, les gestes de la traite, comme ses ancêtres, jusqu'à l'âge de ses 20 ans.

 

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Le garçonnet est devenu un beau jeune homme, au regard bleu comme l'azur, qui fixe, d'un air songeur, l'horizon nuageux. Mais un curieux duo marchant au son d'un accordéon vont sortir Gavino de sa torpeur matinale,

 

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fasciné par l'instrument à vent qu'il obtiendra contre le sacrifice de deux agneaux. Mise à mort rituelle, quasi biblique, pour sceller un pacte secret avec le destin, le jeune berger se donnera à la musique, pour exorciser sa  sèche solitude et entonner de tristes mélodies, avec son nouvel ustensile, tranchant avec les sépulcrales polyphonies sardes, chansons séculaires des bergers, premiere entorse à la tradition.

 

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Le sort va alors prendre le visage d'une vendetta, touchant son oncle Sebastiano,

 

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victime d'une vengeance, occis pour une histoire d'honneur.

 

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Elle prend la forme d'une oliveraie qui tombe dans l'escarcelle familiale, consécration suprême qui doit faire de la tribu Ledda, des propriétaires terriens respectés. Mais le monde change, l'Italie s'ouvre au monde et à ses produits, l'huile d'olive se vend moins bien,et le froid exceptionnel d'un hiver rigoureux va avoir raison des oliviers. Le père va vendre une partie de ses terres et Gavino, l'aîné, partira à l'armée pour s'éduquer et devenir quelqu'un de respectable.

Parti de la société des hommes, dès l'âge de 6 ans, Gavino y retourne donc, 15 ans plus tard, illettré et apeuré, dans une caserne où le jeune berger a du mal à comprendre l'italien, ayant toujours parlé son dialecte sarde. Mais l'institution militaire si elle prône une obéissance stricte, ouvre Gavino sur des horizons nouveaux,

 

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qui vont désiller les yeux du jeune berger,

 

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plongé dans l'obscurité depuis tant d'années !

 

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Profitant de cette intermède militaire pour s'alphabétiser, pour apprendre le latin et le grec, le nouvel homme décide de défier le père et d'abandonner la carrière militaire, pour embrasser celle de linguiste.

 

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Face à face délicat.Le fils servile va défier l'autorité du père, avec son costume de ville qui s'oppose à la traditionnelle veste pastorale. Défi insupportable, pour un "pater familias" tout puissant, véritable tyran domestique qui impose la loi à sa fratrie et qui ne saurait supporter une rébellion filiale ! Mais Gavino n'est plus ce jeune berger  analphabète enchaîné à des traditions obscurantistes,

 

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qui faisaient des hommes des serviteurs fidèles de la tradition familiale, immuable et pérenne. Le paysan, au contact de la modernité de l'armée, est devenu un citoyen, capable désormais de s'arracher à sa condition de berger, pour voguer sur d'autres horizons. Cette révolte radicale contre l'autorité parternelle et un destin tout tracé, lui coûtera les siens. Mais la liberté a toujours un prix surtout face a une tradition qui a 20 000 ans !


Les Taviani ont magnifiquement adapté cette histoire authentique, qui narre l'opposition entre la tradition et la modernité, entre la civilisation urbaine et les campagnes aux traditions séculaires, qui s'incarne dans la figure de Gavino, jeune berger sarde au regard intense. Dans la tradition naturaliste, ils nous font les portraits d'un monde pastoral qui se meurt, emporté par la centralisation étatique et la mondialisation, un univers silencieux et archaïque, seulement égayé par les chants puissants des bergers, où la loi patriarcale surpasse les règles étatiques. Il y a une ambiguïté fondamentale dans le film des Taviani, entre cette émancipation de Gavino, par le savoir, métaphore de la modernité triomphante, et la nostalgie de cette civilisation agro-pastorale qui se dissout sous les assauts de cette même modernité ...

 

 

 


 


 


 


 



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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 10:16

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Avant-hier, le Festival de Cannes a rendu un hommage vibrant à Jean-Paul Belmondo, un des derniers des Mohicans du cinéma français, qui n'était plus revenu dans la cité du cinéma, depuis 1974, époque où il avait juré de ne plus mettre les pieds dans le célèbre Festival ! Depuis 37 ans, de l'eau a coulé sous les ponts, et le fringant quadragénaire friand de cascades et de roulades s'est mué en un vénérable patriarche à la blanche crinière, handicapé par un AVC qui l'a laissé avec une béquille et quelques difficultés pour s'exprimer ! Mais si l'homme a changé, le charme reste, comme le prouve la créature qui lui tient le bras !

Pour moi, Bébel, c'est un peu le héros de mon enfance, du brigand Cartouche,

 

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au bondissant Homme de Rio,

 

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en passant par Le Guignolo !

 

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Mais j'ai su plus tard qu'il y avait eu 2 Belmondo. Le jeune homme primé de la Comédie Française, tournant avec les cinéastes de la Nouvelle Vague, comme Jean-Luc Godard,

 

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François Truffaut,

 

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et Jean-Pierre Melville,

 

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et le Bebel, comédien défroqué, quittant les oripeaux de la sophistication et du cinéma d'auteur,  pour épouser une carrière de bastonneur invétéré,

 

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mi-flic, mi-voyou,

 

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truand au grand coeur,

 

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ou "poulet" peu guindé,

 

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héros bondissant qui enchanta les années 70,  pour se conclure avec l'As des As !

 

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Depuis le milieu des années 80 et à part l'itinéraire d'un enfant gâté, Bebel s'est tu ou s'est fourvoyé dans des films sans intérêts, victime de son âge, ne lui permettant plus de faire ses cascades habituelles et n'ayant pu se convertir à des rôles plus adaptés ! Mais il est difficile de sortir des stéréotypes du "bastonneur" qui vont ont fait "star"; c'est le lot de tous les grands acteurs du cinéma d'action, que de finir ainsi !

Il n'en reste pas moins qu'il fut un géant du cinéma français, de la deuxième moitié du 20e siècle, et que j'aurais eu le privilège, d'apprécier le jeune Belmondo,

 

belmondo jeune smoke

 

et le vieux Bebel !

 

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Merci, l'artiste !

 

 

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 09:41

 

Lalo-Schifrin-Bullitt

 

 

Bullitt, réalisé par Peter Yates, en 1968, n'est certainement pas le meilleur film de Steve McQueen, mais il restera dans l'histoire pour la poursuite de voitures dans les rues de San Francisco, qui peut sembler palôte face aux rides de "Fast and Furious", voire dépassée ! Mais elle restera la première poursuite de voitures digne de ce nom de l'histoire du cinéma, avec la Mustang Fastback GT390 de Steve, et son ronflement de moteur si caractéristique,

 

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poursuivant une Dodge Charger,

 

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dans les rues de Frisco,  accompagnée d'une divine musique jazzy de Lalo Schifrin, auteur-compositeur de musique de films, que vous connaissez "sans le savoir", puisqu'il est l'auteur du thème de ...

 

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et sous le regard admiratif de Jacqueline Bisset !

 

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Enjoy !!

 

 

 

 

 


 


 


 

 

 


 


 


 


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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 08:55

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Le 30 janvier dernier, un des grand compositeur de musique de film vient de s'éteindre, un peu dans l'indifférence générale. John Barry était entré dans le monde fermé du cinéma en créant le célèbre indicatif musical de James Bond, et quelques morceaux d'anthologie, comme le Goldfinger chanté par Shirley Bassey,


 

 

la nostalgique mélodie d'On ne vit que deux fois,

 

ou la complainte de Louis Amstrong, We have all the time, sanctifiait la passion naissante entre George Lazenby, singulier James Bond et Diana Rigg, future Emma Peel, qui se traduira par un mariage, dans Au service secret de sa Majesté, seul James Bond nuptial !

 

 

Mais John Barry, s'est aussi le célèbre générique d'Amicalement Vôtre, mettant en musique l'opposition entre Sa Majesté, Lord Brett Sinclair et ce yankee parvenu de Dany Wilde !
Barry a même croisé un certain Bruce Lee, qui tel le phénix, renaissait de ses cendres, le temps d'un Jeu de la mort d'outre-tombe,
avant de Danser avec les loups !
Avec la disparition de John Barry, c'est un peu de notre enfance qui disparaît aussi !
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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 05:44

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Il ait des films dont on a toujours entendu parler et que l'on n'a jamais vu et Citizen Kane en fait partie. J'ai toujours entendu dire qu'il était le "meilleur film de l'histoire du cinéma", comme si une oeuvre pouvait être pesée à l'aune de l'excellence cinématographique, son essence gravée à jamais dans le marbre !

Il est vrai que le film de Welles est au firmament, dans les classements, et est depuis 30 ans au top 1 de l'American Film Institute, genre de classement intéressant mais fort subjectif, très à la mode à notre époque, mais dont il faut se méfier ! Sur le site le plus complet sur le cinéma et le plus fréquenté au moknde, Imdb, le film le mieux noté reste Les Evadés, de Frank Darabont, avec Morgan Freeman et Tim Robbins, et, sans manquer de respect à Darabont, je ne pense pas que son opus carcéral soit le meilleur film de l'histoire du cinéma et j'ai connu meilleur film sur l'univers de la prison !

Ce dernier exemple illustre bien la fragilité du jugement humain, lorsqu'il s'agit d'art et sur le clivage entre critiques de cinéma et choix du public, antagonisme que l'on va retrouver avec Citizen Kane, encensé par la critique, boudé par le public, puisque Welles perdra 150 000 $ sur ce film, somme considérable en 1941 !

Emerveillé par sa Soif du Mal, je me préparais donc à un choc visuel en mirant le Citoyen Kane ...et, malheureusement, malgré les prouesses visuelles et l'originalité du scénario, je suis resté sur ma faim ! En fait, je ne suis jamais vraiment entré dans le film, ni dans la propriété de Kane,

 

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la mythique et mystérieuse Xanadu,

 

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forteresse isolée, sur son promontoire rocheux, qui m'a rappelé les châteaux inquiétants des films fantastiques d'Universal, Dracula et Frankestein, clin d'oeil de Welles à la créativité de ce cinéma là !

Magnat de la presse immensément riche, Charles Foster Kane se meurt, le substantif "Rosebud" étant le dernier mot chuchoté, clôturant une vie bien remplie ! Terme freudien, mi-enfantin, mi-sexuel, qui peut renvoyer à quelques douceurs sucrées ou à une partie très intime de l'anatomie féminine, Rosebud sera le fil conducteur de l'histoire, Graal sémantique que rechercheront les chevaliers de l'investigation journalistique !

 

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La mort de ce tycoon richissime va alors se propager dans le monde, faisant la Une dans tous les pays,

 

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une opportunité pour revenir sur la vie incroyable de ce titan de la presse écrite et radio-diffusée,

 

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dont l'enfance a été volée !

 

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Citizen Kane, jeune rentier milliardaire, va alors se lancer à l'assaut de l'Inquirer, journal quotidien, pour débusquer les turpitudes des puissants et défendre les droits des opprimés,

 

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Robin des bois de papier qui désespérera ses conseillers ! Construit à coups de nombreux flash-back, mêlant scènes de la vie de Kane,

 

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témoignages de proches, et travail des investigateurs,

 

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le film peut se targuer d'une double modernité :

- modernité narrative, avec la construction de tous ces récits enchâssés, qui a du trancher avec l'académisme de l'époque, et qu'on pourrait comparer à la révolution grammaticale de la Nouvelle Vague, au début des années 60, qui a du séduire le critique et décontenancer le grand public !

- modernité visuelle, avec ces jeux d'ombres et de lumières, très caravagesques, ces plongées et contre-plongées,

 

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qui feront la marque de fabrique de Welles, et qui ont du époustoufler le critique des années 40, plus habitués au plan américain, qu'à ces vertigineuses prises de vues que n'auraient pas renier Véronèse !

Visuellement, le film est innovant, inventant une grammaire cinématographique nouvelle qui sera le bréviaire de Welles,

 

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narrativement originale, l'histoire emporte le spectateur dans un tourbillon de récits différents, entre la biographie et le documentaire, exercice intellectuellement exigeant qui a du ravir le critique new-yorkais !

Mais alors ...pourquoi ne suis je pas entré dans le film ? Car cette oeuvre ressemble à une équation mathématique, finement ciselée, à la logique implacable, mais à laquelle il manque l'émotion ...Il y a une froideur chez Welles qui n'a d'égale que la rigueur cartésienne avec laquelle il pense ses films ! Si Citizen Kane a pu impressionner, par sa nouveauté, le public averti de l'époque, à juste titre, 70 ans plus tard, ce fumet de modernité radicale a disparu, laissant l'histoire à nue, dans sa sécheresse baroque !

 

no trepassing

 


 


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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 05:09

poule titre 

 En 1963, Julien Duvivier, à 67 ans, tourne son avant-dernier film, Chair de Poule, un film noir, adaptation d'un roman de James Hadley Chase, avec des dialogues de René Barjavel.

 

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Duvivier, surtout connu pour ses oeuvres d'avant-guerre, comme La Belle Equipe, la Bandera ou Pépé le Moko, dans lesquels le talent d'un Gabin "jeune", se déploiera, nous pond un petit bijou de film noir qui restera oublié des cinéphiles, Nouvelle Vague oblige !

A Paris, Daniel et Paul, joué par Robert Hossein et Jean Sorel, qui fut, par sa beauté, un concurrent d'Alain Delon,

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vont se faire le coffre d'un milliardaire, 

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mais l'affaire tourne mal, le bourgeois se ramène, 

 

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et Daniel se fait épingler par une balle bien placée, gisant devant une Dauphine fatiguée !

 

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L'inquiétude est à son comble, et Paul, qui a occis le milliardaire, fait par de ses doutes à son blonde amie, 

 

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Simone, jouée par la regrettée Nicole Berger, morte 4 ans plus tard, à 32 ans, dans un accident de la route. Condamné à 20 ans, Daniel arrive à s'évader, 

 

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et se réfugie dans l'arrière pays niçois, aux alentours de la commune de Bouyon. Dans les paysages majestueux des Alpes-Maritimes, le voyou va croiser la route de Thomas, bon bougre de commerçant, joué par Georges Wilson. 

 

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Thomas tient le Relais du Col, une station essence "Avia" qui fait restaurant, 

 

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où il fait bon "boire et manger".

 

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Mais le "trésor" de ce vieux Thomas, ce n'est pas sa station-service, mais sa jeune femme, Maria, jouée par Catherine Rouvel, panthère sulfureuse, qui n'a point peur des hommes !

 

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Daniel est intrigué par la présence de cette "bombe", dans ce trou perdu,

 

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femme d'un commerçant dodu, dont le regard laisse percer des intentions pas très catholiques ...

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Surtout que la nuit tombée, la belle laisse sa fenêtre ouverte, 

 

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pour attirer le chaland ...

 

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Daniel est sous le charme, aimanté par la démarche suave de la jeune femme, 

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qui prend des poses étudiées pour électrifier le perceur de coffre !

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Daniel devient l'employé de Thomas, tenant le comptoir, 

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entre le cognac Bisqouit et le Cinzano, et s'occupant du beau-frère, ce vieillard lubrique de Lucien Raimbourg

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qui vient fureter lorsque les propriétaires sont absents et qui est fort intrigué par la présence de cet employé !La belle Maria, en épluchant les patates, tombe sur un reste de Journal éclairant, qui parle du "perceur de coffre" évadé, et, machiavélique, va proposer un marché au voyou :

Le contenu du coffre de Thomas, symbole de liberté contre son silence !

Daniel hésite, effrayé par le cynisme de la jeune femme et incapable de trahir un homme qui l'a aidé, et avec qui il partage une saine amitié.

 

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Mais lors d'une nuit pluvieuse, alors que le commerçant s'arrache pour un rendez-vous citadin, 

 

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Daniel, sous la pression de Maria, craque, et s'en va s'occuper du coffre, 

 

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avec ses mains d'or,

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surveillé par la tigresse !

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Mais le commerçant revient de manière inopportune, à cause d'un arbre tombé, découvrant le pot aux roses,

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devant un Hossein humilié !

 

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Daniel vend la mèche, et accuse la jeune épouse de l'avoir poussé à ouvrir le coffre, sous-peine d'un petit tour à la gendarmerie ! Mais la Maria ne s'en laisse compter, épuisée par sa vie monotone, elle est prête à tout pour se saisir du magot et pour prendre la poudre d'escampette !

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Mais voilà, Thomas se rebelle et sa femme commet l'irréparable, en tuant le commerçant, illico presto enterré dans le garage, nouant entre les deux protagonistes un pacte macabre !

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Mais Maria a un atout imparable, sa séduction, à laquelle Daniel ne va pas tarder à succomber, 

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un soir de solitude trop marquée,

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mettant dans sa poche ce "perceur de coffre" méfiant !

 

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Car la disparition de Thomas attire les curieux, dont ce paysan de beau-frère, 

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qui sent un peu l'embrouille, 

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et qui n'est sauvé que par ce curé de Jean Lefebvre,

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protégeant le vieillard de l'ire de Daniel !

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Mais un nouveau réapparaît, le bellâtre Paul, compagnon d'armes de Daniel,

 

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qui va de suite taper dans l'oeil de la belle, 

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un coup de foudre, 

 

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partagé !

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Alors que les deux jeunes vont conter fleurette au village d'à côté, 

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s'enlaçant comme des jeunes premiers, 

 

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Daniel//Robert Hossein fait face à deux paysans dégénérés, 

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par un possible magot caché alléché !

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Mais le vioque édenté se laisse déborder,

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et au final, Daniel s'en tirera simplement blessé !

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Les deux nouveaux amants profitent de la situation et  Paul s'occupe du coffre-fort, 

 

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retirant le magot et éliminant l'av(é)ide Maria !

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Entre voyou, point de cadeau, et c'est le beau Paulo qui s'enfuira avec le magot ...pas pour longtemps, puisque poursuivi par la Police, et faisant demi-tour, il viendra s'empaler sur les pompes à essence, sur le regard hilare d'un Daniel, sauvé des eaux !

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Ce huis-clôs étouffant, dans l'arrière-pays niçois, vaut d'abord par son casting, avec un Georges Wilson en bon commerçant, accompagné par sa jeune femme, Catherine Rouvel, une garce au charme vénéneux. Il y a chez Duvivier une vision de la femme-diablesse, dévoreuse d'hommes et intéressée, qui atteint son point culiminant dans ce film, qui rappelle Le facteur sonne toujours deux fois. Les seconds rôles ne sont pas oubliés, avec un Lucien Raimbourg qui campe avec bonheur un paysan décérébré à l'opposé d'un Jean Sorel, irradiant de beauté, concurrent oublié d'Alain Delon. Sorel, dans les années 60 tournera avec les plus grands, Visconti, Bunuel, et se fourvoiera dans le cinéma italien de série B, pour ne pas dire plus, tournant des nanards avec le maître de l'horreur bas de gamme, Lucio Fulci !

Tout le sel de l'histoire tourne autour de Maria, séductrice effrénée, jouant de ses charmes pour manipuler les hommes, mentant à l'un, couchant avec l'autre, pour arriver à ses propres fins. Il y a chez Hadley Chase et Duvivier, la contemplation d'un monde cynique, dévoré par l'argent, où même les hommes qui ont de l'honneur finissent soudoyés, les Pascal corrompant l'amour et l'amitié, sur l'autel de la cupidité !

Ce film extrêmement noir, adaptation francisée d'un roman américain, est resté curieusement oublié par les cinéphiles, certainement parce que Duvivier, symbolisant ce cinéma de qualité "à la française", qu'aborraient les "talibans" de la Nouvelle Vague, fut voué aux gémonies ! 

Or, par la maestria de sa réalisation, la qualité des interprètes et l'intensité de la narration, Chair de poule reste, pour moi, un des meilleurs film noir des années 60, à redécouvrir de toute urgence !


 


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Published by Tietie007 - dans Film noir
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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 07:15

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C'est en 1961 que John Huston, derrière la caméra, et Arthur Hiller, mari de Marylin, à l'écriture, tournent "The Misfits", les Désaxés, variation intimiste sur les rapports homme-femme. L'action se passe à Reno, dans le Nevada, cité du jeu relégué dans l'ombre par sa majesté Las Vegas, où un certain Guido, Eli Wallach, du Jack's Reno Garage

 

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passe sa journée à réparer des guimbardes,

 

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dont celle de Rosalyn/Marylin !

 

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La mécano et la bimbo vont se retrouver, par hasard, au Harrahs Club,

 

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Rosalyn et son amie, Isabelle, viennent siroter un whisky, pour oublier le divorce de la première !

 

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C'est le chien "caporal" qui éveille alors son attention,

 

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brave toutou d'un certain Gay Langland, ami du mécano Guido ! Et voilà qu'on se retrouve,

 

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et qu'on fait connaissance avec Caporal,

 

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et Gay/Clark Gable,

 

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vieux cow-boy qui passe son temps à écumer les comptoirs de Reno pour noyer sa jeunesse perdue ! La joyeuse bande en profite pour faire un petit tour dans la maison de campagne de Guido,où l'alcool coule à flots,

 

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et les visages se dérident,

 

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entre les rires et le bourbon,

 

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et une Rosalyn qui attise le désir des deux hommes !

 

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Et à ce petit jeu, c'est le vieux cow-boy, Clark Gable, ramenant une Marylin épuisée et somnolente,

 

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qui va séduire la belle divorcée,

 

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reveillée par ce regard de braise !

 

Rencontre de deux épaves, entre une femme paumée et un vieil homme, par l'alcool, fatigué, qui vont vivre dans une bicoque des environs de Reno,

 

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avec une Marylin qui retrouve enfin un peu de gaieté,

 

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en compagnie de Gay,

 

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dans un moment d'éternité !

 

La joyeuse troupe se retrouve pour un Rodéo, où doit concourrir un certain Pierre, joué par Montgomery Clift,

 

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entre le dur à cuire et l'homme enfant, qui doit encore, longuement, téléphoner à sa maman ...

 

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sous le regard attendri de Rosalyn !

 

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Le nouveau quintet, improvisé, fait la tournée de grands ducs, entre paris débiles,

 

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confidences spontanées,

 

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enfant alcolisée,

 

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 (Dennis Shaw joue l'enfant)

 

et un Gay aviné, titubant et s'effondrant dans un soupir éthylique !

 

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Le cow-boy perdu et faible dans la cité, redevient un lion, dans son désert,

 

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nature immaculée que le monde moderne lui a fait quitter, pour se dissoudre dans l'atmosphère délétère des rades post-pubères !

La chasse aux Mustangs, volà qui lui redonne des couleurs,

 

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avec un Guido aviateur,

 

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qui se la joue rabatteur !

 

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Mais voilà, parmi ces cow-boy,

 

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incarnant le défunt Ouest sauvage, Rosalyn/Marylin ne serait donner des gages, et cette chasse aux chevaux sauvages,

 

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ne lui donne que de la rage !

 

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Comment ces hommes épris de liberté, pourraient,a vec leur lasso,

 

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la nier ?

 

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Le fragile Monty saura, de suite, que la capture de Mustangs destinés à une mort certaine,

 

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ne pouvait que détruire Marylin l'urbaine, qui, hystérique, va interpeller le 3 hommes,

 

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et les traiter de sales bonhommes !

 

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Devant cette colère immaculée contre la violence des hommes,Monty, cèdera le premier,

 

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puis Gay, cow-boy vexé dans sa virilité, qui rendra les armes, après un dernier barroud d'honneur, à sa dulcinée.

 

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Entre les mustangs et Marylin, Clark choisira de quitter le monde sauvage pour, définitement, rendre ses armes à la civilisation !

 

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The Misfits met en scène deux mondes qui s'entrechoquent, celui de la civilisation et de la sauvagerie, incarnés, respectivement,  par Marylin et Clark Gable. Rosalyn représente la femme divorcée, symbole des nouveaux rapports de société, à la recherche d'une nouvelle virilité, femme perdue dans ces nouvelles sociabilités, alors que Gay, vieux cow-boy fatigué, se cherche une identité dans ce nouveau monde qu'il n'a nullement désiré !

Lion dans le désert, auprès de cette nature solaire, épave dans la cité, dans ces bars délétères, Gay symbolise un monde qui se meurt, celui de l'Ouest sauvage, des cow-boys et des mustangs, qui transforme les nobles cavaliers en futurs déclassés, dans une urbanité qui les marginalise, et une laborieuse modernité qui n'en fait que des lampistes !

C'est le chant du cygne du vieille société, faite d'honneur et de valeur, de paroles données et de défis irraisonnées, loin des règles du dieu "argent", où la cupidité est reine !

Mais au-delà de cette tragédie moderne, narrée avec sobriété par l'alcoolique John Huston, les désaxés, à l'insu de leur plein gré, mette en scène les fins de parcours de Marylin Monroe et de Clark Gable, de la blonde torturée et d'un Rhett Butler dont toutes les femmes ont rêvé, symbole d'un cinéma par les grands studios contrôlé, et qui vont disparaître, juste après le film.

Clark Gable mourra d'une crise cardiaque juste à la fin du tournage, Marylin, agonie d'antidépresseur, s'éteindra, solitaire, dans un lit abandonné. Le fragile Montgomery Clift les suivra de peu dans leur tombe ...faisant de ce film une sorte de d'oeuvre prémonitoire, de testaments inconscients illustrant l'éphémère condition des hommes ...

Même les étoiles meurent ...

 


 


 

 


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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 08:10

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En 1953, après avoir traversé l'écran dans un Tramway nommé désir, d'Elia Kazan, en 1951, le jeune Marlon Brando,

 

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pur produit de l'Actor's Studio, qui dépoussière la manière conventionnelle de jouer, tourne dans L'Equipée sauvage, réalisé par un obscur inconnu, Laszlo Benedek.

Une horde de motards, avec leurs blousons noirs et leurs santiags, dirigés par un certain Johnny, se ramène dans une paisible ville de l'Ouest profond effrayant le boutiquier et intriguant les jeunes filles !

Le contraste est saisissant entre cette bande de mauvais garçons, drivé par Johnny/Marlon

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au regard énigmatique, et l'amérique profonde laborieuse, dans laquelle rayonne une jeune fille bien mise, la jolie Kathie, seveuse au Bleeker's Cafe.

 

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La trame narrative du film se résume dans cette image, une opposition entre les motards et les habitants, sur laquelle se greffera les relations ambivalentes entre Johnny  "the bad guy"et Kathie "the good girl" !

La longue scène du Bleeker's Cafe, face à face au début muet entre Johnny et Kathie

 

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est un pur bijou de cinéma, où le réalisateur va dévoiler, dans un silence assumé, toute la palette des pauses marlonesques, 

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virilité lascive qui fascine, déjà, la jeune femme !

 

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C'est dans cette scène du café que l'on comprend pourquoi, le Brando jeune fut un sex-symbol, une icône sexuelle pour des générations de femmes et d'hommes des années 50, que ne comprendront par leurs épigones, trop habitués au Marlon pachydermique des années 70-80 !

Car Brando transpire la sensualité virile, dans ce face à face singulier,

 

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au Bleeker's cafe, entre une donzelle bien élevée et un motard loubard au charme vénéneux !

 

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Car Johnny/Marlon, c'est une force tranquille, nonchalance assumée et parfois langoureuse, mais qui loin de la fragilité d'un James Dean ou de l'ambivalence d'un Monty Clift reste l'incarnation de la masculinité, s'épuisant dans une prosaïque rasade de bière et un regard envoûtant !

 

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Comment voulez-vous que la jeune Kathie, promise à une vie sans relief dans ce bled perdu, tout à ses cafés, 

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ne soit pas submergée par le sex-appeal du beau Johnny ?

Mais voilà, voici qu'une nouvelle horde de motards, emmenée par le pouilleux Chino/ Lee Marvin,

 

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se radine, annonçant du grabuge ...entre les deux bandes rivales !

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Chino défie ouvertement Johnny "belle gueule", 

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et la baston entre les deux hommes sera inévitable, consacrant la suprématie de Johnny,

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adulé par la gente féminine !

 

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Mais voilà, Marlon revient toujours au Bleeker's, après son échauffourée, en quête d'un regard féminin, et non pas canin !

 

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L'alcool coule à flots, 

 

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et le shériff, Harry Bleeker, père de Kathie, vient négocier avec Johnny le départ des motards, 

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mais le jeune loubard ne mange pas de ce pain là, 

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et il est hors de question qu'il barguigna avec la maison "poulaga",

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donnant l'occasion au réalisateur de magnifier la pause brandoienne, pleine de mépris pour la proposition du shérif, qui s'envola dans les volutes du cigarillo de Johnny "belle gueule" !

Le couple d'une matinée va alors se déchirer, la belle Kathie ne supportant pas l'irrespect du jeune motard envers son père,

 

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annonçant une nuit bien agité !

 

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Mais ce qui devait arrivé arriva ...malgré l'algarade du Bleeker's, Johnny "belle gueule", cuvant sa déception, va venir au secours de Kathie, tourmenté par la bande de motards, l'emportant sur sa moto pour une longue chevauchée sur les routes de campagne, 

 

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laissant au jeune couple des instants privilégiés, 

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où la jeune femme, épuisée, se laisse à divaguer,

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dans l'espoir de séduire le beau Johnny,

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et d'en faire son chevalier servant !

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Espoir de jeune fille, rêvant d'horizons lointains, et d'amours passionnés qui ne sied guère à cet outlaw de Marlon !

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Mais la nuit s'agite, les habitants en ont marre de ces bandes de motards avinées, qui sèment le désordre et la terreur dans leur paisible cité ! La foule se déchaîne, prête au lynchage, alors qu'Harry, le policier, est écrasé par la situation, 

 

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seul contre tous, craignant plus de ses ouailles que des motards bourrés !

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Admirable Robert Keith qui incarne la loi, face au désordre, thématique récurrente dans l'univers hollywoodien, que celui de l'homme seul, face à la foule haineuse, qui menace par sa fureur même, la morale qu'elle prétend défendre !

Johnny "belle gueule" est en danger, poursuivi et capturé par la foule déchaînée, 

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des quidams moyens qui se transforment en accusateurs publics,

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voulant sacrifier celui qui a amené l'orage !

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Mais Johnny réussit à échapper à la meute vindicative, et sur sa Harley il arrive, 

 

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à fuir cette dérive !

Dans la fureur de l'action, il est malgré tout déséquilibré par un projectile, et tombant, sa monture va, malheureusement, percuter et tuer un passant ...déchaînant encore plus la foule, prête à le lyncher, mais arrêtée dans sa rage frénétique par l'arrivée des policiers du Comté !

Arrêté par la police, Johnny "belle gueule" est menacé d'être accusé de meurtre, 

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chargé par les notables locaux,

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ivre de vengeance !

Mais Kathie qui a vu toute la scène, sait très bien que la mort du vieil homme ne fut qu'un accident, et que le jeune motard n'y est pour rien ...ce que le shérif entendra bien !

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Johnny libéré, mais obligé de quitter la ville, va une dernière fois voir sa promise d'un soir, lui offrant un trophée,

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dans un dernier face à face muet, 

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qui s'épuisera dans un sourire, 

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clou final du film ...

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Poor lonesome cowboy !

 

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Si The Wild One ne marquera pas l'histoire du cinéma par ses qualités cinématographiques, il créera le mythe Brando, nouveau sex-symbol mondial des années 50, paradigme du rebelle à la beauté diabolique, qui fera entrer l'acteur dans la légende d'Hollywood, juste avant un certain James Dean, qui incarnera l'ambivalence sexuelle par sa fragilité androgyne.

L'équipée sauvage offre surtout l'occasion à Benedek de portraitiser, sous toutes ses coutures, le visage de Brando, comme un Titien des temps modernes, photographiant les pauses virilement lascives d'un Marlon qui explose de sensualité nonchalante qui le consacreront comme un sex-symbol éternel ! Les vieux de la vieille, les Cooper, Stewart, et les autres, pouvaient aller se rhabiller avec leur jeu désuet !

Avant de mirer le trailer de The Wild One, testez-vous sur Marlon Brando en répondant à ce QUIZZ.

 

 

 

 

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 07:33

 

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amati scola gassman manfredi

 

Avec cette chronique douce-amère de l' Italie d'après guerre, Ettore Scola nous livre un film magistral, intimiste et social, personnel et collectif, sur les aspirations de cette génération qui rêva d'un avenir meilleur.

Le générique commence sur une vieille guimbarde brinquebalante, traînant Antonio et sa femme, Luciana, ainsi que Nicola Palumbo, vieil ami du couple.


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Le trio était venu voir un vieil ami de jeunesse, Gianni Prego, joué par Vittorio Gassman, qui leur avait caché sa vie de milliardaire décomplexé, à eux, gauchistes impénitents issus de la classe moyenne ! Et le temps d'un plongeon dans sa superbe piscine,

 

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et, peut-être d'un regard volé, 

 

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Scola va revenir sur 30 ans d'amitiés et de ruptures, sur les espoirs et les échecs d'une génération qui s'était connue durant la guerre. Car c'est dans la Résistance que les trois amis, Gianni, Antonio, et Nicola, se sont connus,

 

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unis par un même idéal, l'anti-fascisme ! Attachés à des valeurs de gauche, espérant un monde plus juste, Scola va suivre leur parcours, dans l'Italie d'après-guerre, des destins croisés, entre retrouvailles et coups de gueule !

Antonio, interprété Nino Manfredi,  le laborieux de la bande, trouve une place de brancardier, dans un hôpital romain, où il va croiser, un midi, le regard lumineux de Luciana, jouée par Stefania Sandrelli. 

 

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Pour Antonio, le coup de foudre sera immédiat, 

 

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et le jeune brancardier se pliera aux 4 volontés de la belle, qui rêve de devenir actrice !

C'est après être allés voir une pièce de théâtre, calvaire pour ce brave Antonio

 

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et une tentative d'explication de ce qu'est un "aparté", par la théâtreuse Luciana, moment délicieux et procédé narratif astucieux de la part de Scola, qu'Antonio avoue sa passion amoureuse à la jeune italienne !

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Le brancardier romain et l'apprenti-actrice vont donc nouer une relation éphémère, car un certain Gianni, ami d'Antonio et bourreau des coeurs, 

 

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va un midi, croiser le regard de la belle ! 

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Le coup de foudre est immédiat entre les deux, 

 

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et malgré son amitié pour Antonio, Gianni choisira le bonheur à la loyauté,

 

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emballant Luciana dans un dancing populaire !

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Le coup sera dur pour Antonio, averti de la trahison amoureuse par son "ami", Gianni, sous le regard fautif de Luciana

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déchirée par son infidélité qui plonge le brancardier dans une détresse profonde, 

 

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et maigrement consolé par les pleurs de sa belle "volage" !

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Instant d'émotion qui se poursuit par une scène "comique", dans laquelle le brave Antonio foncera, tel un toro bravo, sur l'élégant Gianni, ami de toujours et désormais rival, typique de la, "comédie à l'italienne", dont la caractéristique est d'alterner le registre tragique et comique !

Mais Gianni n'est pas à homme à végéter. Jeune avocat aux idéaux progressistes,  issu d'un milieu modeste, il est prêt à composer, même avec son ennemi de classe, un certain Romolo Catenacci,

 

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promoteur cupide et cynique, prêt à tout pour amasser de l'argent, même au prix de la vie de ses ouvriers !

 

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Gianni hésite, il a honte de renier ses idéaux de jeunesse pour une poignée de lires, de défendre un hiérarque fasciste pour prix de sa réussite ...

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Mais Elide, la fille "nunuche" de ce goret de Romolo, 

 

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 va tomber sous le charme du jeune avocat, ce qui permettra à Gianni de faire son pacte avec le diable, reniant ses idéaux sous le prétexte de l'amour, 

 

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et quittant la belle mais pauvre Luciana pour épouser Elide, grande cruche bourgeoise qui a les charmes de rouler en limousine !

 

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Entre l'amour et l'ambition, Gianni a fait son choix !

 

Quant à Nicola Palumbo, le troisième et dernier de la bande, il est marié et à un enfant, et excerce un métier de professeur.

 

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Intellectuel du groupe, il reste inflexible par rapport à ses idéaux de gauche, et lors d'un débat ponctuant la projection du Voleur de bicyclette, de Vittorio de Sica, il va s'opposer violemment à quelques bourgeois réactionnaires, qui crachent sur le réalisateur néo-réaliste, 

 

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traitant cette bande de vieux schnoks, 

 

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de réactionnaires endurcis, 

 

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ce qui lui vaudra d'être suspendu de son poste !!

 

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Nicola est à l'opposé de Gianni, il ne reniera jamais ses opinions politiques, même pour un plat de lentille qui nourrirait sa famille !

Scola commence ici son premier clin d'oeil à l'histoire du cinéma italien, dont il va truffer de référence son film, rendant hommage à ses maîtres et faisant le plaisir du cinéphile. Il utilise aussi le procédé du portrait, visages de bourgeois en gros plan, suintants et sévères, certains de leur bon droit, et incarnant le conservatisme réactionnaire d'après guerre, dans cette société italienne.

Le pur Nicolas, pour gagner sa croûte et essayer de faire vivre sa famille, partira dans la capitale, et rejoindra Antonio. Et c'est dans une trattoria populaire, que le brancardier va à nouveau croiser le regard de Luciana

 

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apparition sacrée qui hypnotise le romain, qui n'en finit plus de saler sa ratatouille ...

 

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et reprend espoir pour séduire, à nouveau, la femme de sa vie, elle qui n'est plus avec Gianni !

 

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Mais voilà, les choses ne sont pas toujours simples, et Antonio et Luciana vont se manquer, encore une fois, allant chacun vers leur destin !

La vie continue, le temps passe, les trois amis de jeunesse se sont perdus de vue ...jusqu'à un jeu télévisé où Nicola, grand cinéphile,

 

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sous les yeux ébahis d'Antonio,

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et du maintenant très bourgeois, Gianni !

 

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Indécrottable idéaliste, Nicola finira par perdre une fortune et sa femme, Giovanna, en voulant exposer son savoir encycolpédique !

 

Quelques années après, à la fontaine de Trevi, alors que se tourne La dolce Vita

 

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et que Marcello Mastroianni discute avec une inconnue, 

 

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Antonio, passant par là au volant d'une ambulance, reconnaît Luciana, grimée comme une poule pour les besoins d'un petit rôle.

 

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L'émotion du brancardier est visible, 

 

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qui snobe Mastroianni et Fellini

 

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ce dernier étant confondu avec Rossellini par un admirateur béotien,

 

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nouveau clin d'oeil cinéphilique à l'histoire du cinéma transalpin ! Mais cette énième rencontre finira mal, et nos deux anti-héros se sépareront encore ...

Gianni, lui, est devenu un entrepreneur opulent et respecté, avec une femme inculte (...mais qui deviendra presqu'une intellectuelle sous les conseils de lecture de Gianni ...la scène de l'orgasme étant un clou du film !) ,

 

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 une belle-mère que ne pense qu'à bouffer,

 

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et un beau-père vieillissant,

 

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vieux grigou toujours aussi truand !

 

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Gianni est devenu assez puissant pour mal parler à ces tanches, 

 

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et pour prendre définitivement le pouvoir !

 

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Mais cette vie d'apparences et de représentations, constitutives des ors du pouvoir, décorum gratifiant, socialement parlant, mais aride et vain, au niveau personnel, ne content plus Gianni, qui se prête à rêver de la simplicité de sa vie d'antan, avec ses deux amis.

Nicola est devenu un porte-plume médiocre,

 

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qui a raté sa carrière et sa vie maritale, toujours cinéphile, admirateur de De Sica, qui s'aperçoit qu'il voulait changer le monde, mais que c'est le monde qui l'a changé ...

 

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Aveu terrible de l'impuissance de l'action humaine sur le réel, rêves de jeunesse fracassés sur l'autel de la réalité, vies qui ne sont qu'écumes sur le grand océan de l'existence ...

Gianni, le brancardier, a réussi, enfin, à alpaguer sa belle et est désormais marié avec Luciana.

 

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Des trois amis, Antonio, moins intellectuel que Nicola et moins ambitieux que Gianni, sera le plus heureux !

Au hasard d'un embouteillage, Antonio , avec sa guimbarde,

 

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va recroiser Gianni, qui ne peut remonter dans sa Jaguar,

 

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par respect pour son ami de jeunesse et pour tout dire, parce qu'il a un peu honte d'avoir réussi au prix de ses idéaux ...

Tout le monde se retrouve à la Trattoria romaine, comme au bon vieux temps, 

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et quelques comptent se règlent, 

 

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après quelques verres de Chianti !

 

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Antonio fait une surprise à Gianni, et lui présente ...Luciana, désormais sa femme, et ancienne petite amie de l'avocat ... Le riche milanais, le temps d'un regard, voit en Luciana tout ce qu'il a raté,

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sa vie défile, avec tous ses reniements, pour prix de son ambition ...

 

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Répondant à la scène d'ouverture, nos trois amis découvrent avec stupéfaction que Gianni est un milliardaire, 

 

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qui, le temps d'un plongeon, a refait les destins de trois amis d'après la guerre.

 

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Merci Monsieur Scola !

 


 




 


 


 



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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 07:25

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Il y a des films qui ont une histoire particulière, mélangeant la grande et la petite histoire, l'actualité à l'expérience personnelle. Ce samedi 11 mars 1978, j'entame ma douzième année, et comme à chacun de mes anniversaires, depuis que j'ai l'âge de raison, mon oncle Dédé et ma tante Odette viennent nous chercher, mon frère et moi, pour nous emmener au cinéma, à Marseille, avant d'aller manger la pizza chez Tino.

Je me rappelle très bien ce samedi là, car, dans l'après-midi, les TV et autres radios avaient annoncé une nouvelle tragiquement extraordinaire ...le décès accidentel de Claude François, star hexagonale, demi-dieu de la variété française !

 

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En ce début d'années 1978, la France a été marquée par le formidable succès du "space opera" de George Lucas, Star Wars, malheureusement plus à l'affiche, ce mois de mars ! Sur la Canebière, le choix reste limité à La coccinelle de Monte-Carlo et à Rencontres du Troisième Type. Du haut de mes 12 ans, j'étais tenté par cette sympathique Coccinelle, mais choisit plutôt de plonger dans ces rencontres mystérieuses.

 La thématique OVNI était fort présente, à l'époque, dans le sillage de la série culte, Les Envahisseurs, avec ce pauvre David Vincent qui s'échinait à démasquer des aliens à l'auriculaire turgescent !

 

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Peu après, en 1974, Carl Sagan avait écrit un message envoyé par le radiotélescope d'Arecibo, destiné aux extra-terrestres, sans parler de Raël qui fut enlevé, en haut du Puy aux Vaches, par des gentils aliens, style Brok et Chnok,  

 

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et George Lucas avait, en cette année 1977, enflammé la planète Terre, avec sa geste jediesque

 

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Spielberg inscrit donc son film dans cette culture ufologique fort présente dans l'air du temps et qui se traduira, l'année suivante, par l'émission Temps X, présentée par les exotiques Grishka et Igor Bogdanov qui, aujourd'hui, ont de vrais ganaches d'aliens !

 

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Rencontres, cinématographiquement parlant, se situe entre le cultissime opus lucasien et l'horrifique Alien, qui sortira l'année suivante.

 

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Les trois films sont différents, et entre les aventures de Luke Skywalker et la résistance à la "bête" de Ripley,  Spielberg va choisir de traiter le thème spatial en choisissant des anti-héros, Richard Dreyfuss (qui l'avait déjà rencontré sur Jaws) et Melinda Dillon, privilégiant la dimension visuelle et musicale, plus propice à déployer un univers esthétique quasi-onirique.

Le film se structure autour de trois personnages et de deux histoires. D'un côté, les recherches d'un savant français, Claude Lacombe, joué par François Truffaut

 

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de l'autre, l'itinéraire de deux personnages dans la "real life" !

Comme David Vincent, Roy Neary, modeste électricien,

 

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va faire une rencontre "spatiale", une nuit, alors qu'il s'était perdu sur une route de campagne.

 

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Cette première rencontre, lumineuse et musicale, 

 

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mystérieuse et aérienne, glisse le spectateur dans un émerveillement transitoire, 

 

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entre hallucination collective et réalité prosaïque, à l'image de l'hébétude de Richard Dreyfuss

Poursuivant ces mystérieux visiteurs, Roy va se retrouver sur un promontoire dominant une cité de l'Ohio, avec d'autres "émerveillés", 

 

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notamment une mère et son enfant,

 

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illuminés par des apparitions quasi-fantômatiques !

 

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De l'Ohio

 

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au vaste monde, il n'y a qu'un pas ... Car dans le désert mexicain, de mystérieux avions de la seconde guerre mondiale repose en paix, 

 

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immaculés, alors que dans le désert de Gobi, en Mongolie,

 

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un cargo repose sur une mer de sable, 

 

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géant d'acier désormais impuissant !

C'est de cette confrontation entre l'universel, incarné par Lacombe, et le particulier, qui prend le visage de Roy Neary et de Jilian Guiler, que naît la magie du film. 

Curieux extra-terrestres, qui s'épuisent dans des signes lumineux, et communiquent avec des sons, qui attirent le jeune Barry Guiler.

 

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Scène de l'enlèvement, qui, avec le majestueux final, reste le clou du film. De ce ciel sombrement nuageux, 

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d'où surgissent d'inquiétantes armées célestes, 

 

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venues chercher leur juvénile offrande, 

 

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dans un ballet d'effets lumineux, 

 

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emportant l'enfant télépathe !

 

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Roy et Julian vont alors être hantés par une image subliminale, celle d'une montagne quasi-phallique prête à s'accoupler avec les cieux,

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et endroit supposé d'une rencontre du troisième type officialisée, sur une base secrète gouvernementale, style zone 51,

 

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sous le regard ahuri de nos deux anti-héros,

 

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qui mirent un spectacle incroyable !

 

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Dans cette rencontre intergalactique, c'est Claude Lacombe se charge de la communication, 

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avec ces visiteurs venus de si loin !

 

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Une phalange d'Ovni danse dans le ciel nocturne, 

 

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annonçant un navire-amiral qui couvre tout l'horizon, 

 

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soucoupe bleutée qui s'ouvre de tout son long, 

 

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laissant apparaître, sous le regard médusé de Lacombe et Neary

 

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de nombreux disparus ! Je laisserai une part de mystère sur la fin, pour ceux qui veulent voir le film, mais je garde encore en mémoire, depuis ce 11 mars 1978, cette singulière mélodie, qui me berce, parfois, lorsque je replonge dans mes souvenirs d'enfant !

 

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Published by Tietie007 - dans Science-Fiction
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