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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 17:01

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Dans sa  Terrasse, Ettore Scola renoue avec le film d'acteurs dans lequel il excellait tant, avec toute une bande d'interprètes qu'il a croisés de nombreuses fois, notamment un trio de Nous nous sommes tant aimésVittorio Gassman, Stefania Sandrelli,

 

gassman-sandrelli.PNG

 

encore amant et Stefano Satta Flores, tout comme le Marcello Mastroianni d'Une journée particulière, en séducteur déchu.

 

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Serge Reggiani, en militant politique névrosé,

 

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Ugo Tognazzi, en producteur de films,qui ne pense qu'à bouffer,

 

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et le superbe Jean-Louis Trintignant, en scénariste raté,

 

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complètent cette terrasse prestigieuse. Mais au-delà du plaisir de revoir tous ces grands acteurs, qui flirtent,

 

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bavardent,

 

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et noient leurs névroses dans la clope et le whisky,

 

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il manque ce "je ne sais quoi" d'émotions pour renouer avec la nostalgie de  Nous nous sommes tant aimés, et ce "presque rien" pour retrouver la veine d'un Sautet avec Vincent, François, Paul et les autres.

 

Bref, le "pesto" ne prend pas vraiment, malgré quelques passages savoureux et la présence, émouvante, de la jeune Marie Trintignant, mais il reste le charme indéfinissable de toute cette génération d'acteurs qui aura marqué le cinéma italien et que je prends plaisir à revoir ! Ciao, Marcello, Ugo & Vittorio, qu'est ce que vous devez vous marrer au ...purgatoire !

 

 

 

 

 


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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 11:05

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Non, je ne suis pas resté Cent jours à Palerme, comme Lino Ventura, jouant le général Dalla Chiesa, assassiné par la mafia sicilienne, mais uniquement 5 jours.

Au gré de mes pérégrinations dans la capitale de la Sicile, chef d'oeuvre en péril, architecture flamboyante croulant sous le poids des ans, cité en décomposition entre Orient et Occident, des signes du prestigieux cinéma italien d'après guerre sont encore visibles, comme Il Gattopardo, de Visconti, imprimé sur les flancs d'un taxi palermitain, 

 

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ou la fameuse scène du photographe dans Blow Up, de Michelangelo Antonioni

 

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avec un David Hemmings shootant passionément son modèle, qui orne une boutique délabrée des quartiers populaires de Palerme.

Visconti, Antonioni, deux fleurons de ce cinéma transalpin disparus dans les méandres de la berlusconisation. Mais on peut toujours se consoler de ces illustres anciens en allant boire un expresso au Rick's Café, pardon, au Casablanca Café.

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Pour revoir Lino, à Palerme.

 


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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 07:20

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The Big Combo ou Association criminelle, de Joseph H.Lewis, sort sur les écrans en 1955. Film noir urbain, l'action est sensée se passer à New-York, mais la cité américaine reste en arrière-plan, tournée exclusivement en décor, la nuit, le film se structure autour de trois personnages: une blonde immaculée, Susan Lowell, jouée par Jean Wallace

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(Lee Van Cleef, Jean Wallace, Earl Holliman)

convoitée par deux hommes, un policier, le lieutenant Diamond, incarnée par Cornel Wilde, qui traque son rival, caïd du coin, Mister Brown, interprété par Richard Conte.

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Au-delà de la rivalité professionnelle des deux hommes, du flic qui essaie de cioncer le parrain, il y a la blonde Jean,

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maîtresse du second, convoitée par le premier.

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Traque obsessionnelle pour ce policier new-yorkais, par ailleurs bien accompagné, 

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au prise avec l'élégant et brutal Richard Conte

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et ses sbires, 

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joués par le cabossé Earl Holliman et par le futur Sentenza, Lee Van Cleef. Mais ce film noir, reste illuminé, avant tout, par la présence quasi-fantômatique de Jean Wallace, madame Cornel Wilde à la ville,

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qui sera l'agent de la perte de Mister Brown,

 

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une nuit brumeuse, 

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dans un entrepôt désaffecté, 

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ébloui par un rai d'une puissante luminosité, 

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complètement aveuglé, 

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qui finira trucidé. Et la blonde sophistiquée retrouvera le lieutenant Diamond, héros fatigué, 

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pour vaquer à une autre destinée.

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The Big Combo s'inscrit donc dans cette lignée des films noirs américains qui peuplèrent les écrans des années 40 et 50,  qui conjuguaient des personnages archétypaux  (le flic/le truand), torturés par une libido à fleur de peau et une omniprésence de la nuit, renforcée par le noir et blanc de l'époque. Tourné en studio, Association criminelle est évidemment illuminé par la présence de Jean Wallace, blonde immaculée qu'aura manqué Alfred Hitchcock, bien loin de la sensuelle Yvonne de Carlo de  Criss Cross. C'est cette présence singulière qui fera la caractéristique du film de Joseph Lewis, la blanche colombe Jean Wallace parmi les butors de la pègre newyorkaise, blonde hitchcoockienne perdue dans un monde de brute.

On pourra s'étonner que cette actrice n'ait pas eu une carrière digne de ce nom et disparut des écrans dans les années 60, préférant certainement priviligier sa vie privée avec l'ancien gymnaste Cornel Wilde. Quant à Richard Conte, on le retrouvera en vieux parrain dans la scène d'ouverture du Parrain, la fête du mariage, avec Marlon Brando.

L'ouverture du film accompagnée de la mélodie plaintive de David Raskin.

 


 


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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 13:31

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Cinéma, Cinémas était un magazine de cinéma qui apparut sur Antenne 2,  en janvier 1982, produit par Claude Ventura, Michel Boujut et Anne Andreu et traversa les années 80 pour s'échouer, en novembre 1991. Sa nouveauté principale était de ne pas être une émission faisant la promotion des films, mais un vrai magazine sur le cinéma et son histoire, avec interviews d'acteurs cultissimes, comme celui de Richard Widmark et analyses de scènes mythiques. Et puis il y avait ce générique, mélodieusement languissant, prodigieusement mélancolique, avec ce lent travelling godardien, qui était une oeuvre à lui tout seul ...malheureusement, le générique n'est pas accessible sur le net, il ne reste plus qu'à écouter la musique de Franz Waxman, BO du film Une place au soleil, de George Stevens, avec Monty Clift et Liz Taylor.


 


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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 07:59

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Avec Blue Velvet, réalisé en 1986, David Lynch entre dans un registre plus personnel, après Elephant Man et Dune. Accompagné par la mélodie lancinante d'Angelo Badalamenti, alter ego musical du réalisateur,

 

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l'opus lynchien s'ouvre sur les paysages rassurants du petite ville de l'Amérique profonde (topos qui sera repris dans Twin Peaks), Lumberton,

 

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avec ses blanches palissades,

 

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agrémentées de couleurs primaires.

 

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Mais chez Lynch, sous les paisibles paysages, se tapit toujours une certaine noirceur, qui illustre bien la misanthropie du réalisateur, prenant la forme d'une crise cardiaque, terrassant un arroseur du dimanche, et la découverte, par le héros, jeune homme bien sous tous rapports, Kyle McLahan, futur inspecteur dans Twin Peaks, d'une oreille coupée !

 

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Entrée en matière singulière, entre monotomnie d'une banlieue pelousée et découverte macabre.

Notre gentil héros va alors essayer de retrouver le propriétaire de cette oreille,

 

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avec l'aide de Sandy, la future Lula de Sailor,

 

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blonde post-adolescente tombée sous le charme de Kyle.

 

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L'enquête mènera les deux jouvenceaux vers une mystérieuse chanteuse, Dorothy Vallens, interprétée par Isabella Rossellini, qui se produit au Slow Club

 

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un jazz club de Lumberton,

 

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où elle hèle une mélodie bleutée.

Fasciné par cette entraîneuse,

 

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qui electrifie un autre spectateur,

 

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le jeune homme s'introduit dans son appartement, où caché dans un placard,


Hebergeur d'image

 

il assiste, pantois, aux arabesques charnelles de Dorothy et de Franck, un pervers psychopathe.

 

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Aimanté par cette scène, Kyle le voyeur va se faire repérer par la donzelle,

 

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mégère qui va vite être apprivoisée par le jeune éphèbe.

 

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Passion charnelle, qui pousse Kyle à persévérer dans son enquête, avec son officielle,

 

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mais qui ne peut s'empêcher de retourner vers Dorothy,

 

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comme les marins vers leur port, pour s'abandonner dans les bras d'Eros.

 

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Mais il va se faire alpaguer par le méphitique Denis Hopper,

 

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fort mécontent de ce cocufiage en règle,

 

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et qui va tourmenter le jeune homme,

 

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dans un terrifiant road movie,

 

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L'affrontement final entre Kyle et Dennis sera donc inévitable.

 

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Blue Velvet est un OVNI dans le cinéma d'alors et d'aujourd'hui, long-métrage largement autobiographique, qui plonge dans les méandres des obsessions lynchiennes. Il marque une rupture dans la filmographie de David Lynch, puisqu'il aborde des thèmes personnels loin du grand spectacle Dunien et annonce un autre monument, Twin Peaks ! La morale de cette histoire pourrait être que derrière le flot paisible de la réalité, se cache  une noirceur insoupçonnée, du sexe et de la fureur, libido qui guide des pulsions incontrôlables !

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 15:41

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Le James Dean Café prend ses aises, dans les rues de Prague, associant deux des plus grands mythes du cinéma américain, James Dean,

 

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et Marilyn Monroe.

 

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Cette dernière, sex symbol par excellence, aliénée par le regard des hommes, qui ne la voyaient que comme un objet de concupiscence, sombra dans la dépression chronique, avant de s'éteindre, après le magnifique Misfits, son plus beau film, qui annonçait la fin d'une époque.

James Dean, lui, fut une étoile filante qui se consumma en 3 longs-métrages. Sa beauté fragile, loin de la virilté assumée d'un Brando, s'incarna dans des jeunes rebelles qui avaient la fureur de vivre, dans le monde compassé des adultes. Dean, comme Elvis, sont arrivés dans les années 50, lors de l'émergence d'une culture "jeune", aux USA, qui submergera la France, une décennie plus tard, avec "Salut les copains" et "Mai 68". Toute une génération juvénile se reconnaîtra dans les affres post-adolescentes de Jimmy, et sa mort accidentelle sur une route californienne, à 24 ans, juste après Géant, le projettera dans l'Olympe des Dieux.

Mais le temps fait son oeuvre, et l'oubli s'installe. Je me suis aperçu que mes élèves ne connaissaient même pas James Dean, preuve que même les dieux sont mortels !

En tout cas, Jimmy aurait bien aimé cette bagnole ...

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 14:44

dolce vita fellini

 

La dolce vita tranche avec les oeuvres antérieures de Federico Fellini, marquée par le néo-réalisme. Loin des préoccupations prosaïques du peuple laborieux, Fellini nous offre ici un long-métrage post-moderne, quasi égotiste, sur les pérégrinations noctambules d'un dandy séducteur, Marcello. Marcello la clope toujours au bec,

 

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connaît Rome comme sa poche, et déambule dans les Trattoria branchées avec ses lunettes noires,

 

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qu'il consent, parfois, à lever,

 

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pour mirer un beau jarret !

Les boîtes de jazz sont son univers,

 

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où il peut draguer les bourgeoises désoeuvrées,

 

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en toute tranquillité ! Maddalena, jouée par Anouk Aimée, fait partie de ses favorites, qu'il a souvent au téléphone,

 

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pour quelques rendez-vous nocturnes,

 

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dans quelques chambres incertaines,

 

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qui se finissent au petit matin.

 

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Marcello butine, Marcello marivaude, malgré la jalouse passion de sa régulière, Emma, jouée par Yvette Furneaux,

 

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qui se consumme pour le léger Marcello, qui ne se résoud pas à mener une vie bien chrétienne !

 

De Maddalena, voilà qu'il passe à une blonde suédoise,

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volage, malgré la surveillance de son mari, Lex Barker,

 

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Sylvia prend la poudre d'escampette, avec ce séducteur de Marcello, qui, du Vatican,

 

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à la Fontaine de Trevi,

 

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sert de chevalier servant à la pulpeuse Sylvia, jouée par Anita Ekberg.

 

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Marcello, comme un papillon de nuit, tourne autour de cette lumière nordique,

 

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mais la donzelle ne s'offrera pas à lui.

Et toujours son Emma, qui le rappelle à l'ordre,

 

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un surmoi moralisateur qui essaie de le ramener dans le droit chemin,

 

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mais Marcello ne peut se résoudre à une vie maritale, trop soucieux de remplir sa oisive vie par quelques rencontres nocturnes, au gré de ses pérégrinations de dandy séducteur.

 

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Journaleux en manque d'inspiration,

 

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Marcello est ému par la fraîcheur de cette jeune serveuse,

 

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dont la simplicité le change de cette sophistication décadente qui hante les femmes de la bourgeoisie romaine.

C'est Nico, future égérie du Velvet Underground, d'Andy Warhol, fêtarde internationale,

 

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qui emmène Marcello, à l'insu de son plein gré,

 

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se perdre dans la bonne société romaine.

 

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Maddalena,

 

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Sylvia,

 

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et les autres, remplissent les nuits désoeuvrées de Marcello, qui, malgré le sourire d'une candide jeune femme, sur la plage,

 

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repart, résigné,  vers ses rivages alcoolisés !

 

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Marcello, where are you ?

 

 


 

 

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 06:54

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Tout le monde aujourd'hui vante le génie du Docteur Eastwood, qui aligne les films originaux à succès, comme Miniuit dans le Jardin du bien et du mal, Invictus, Million Dollar Baby,   et j'en passe.

La carrière de l'acteur-réalisateur, n'avait pas commencé sous les meilleurs auspices, puisqu'à l'époque où James Dean tournait La fureur de vivre ou Géant, Mister Clint, lui, faisait une apparition dans la Revanche de la Créature, de Jack Arnold, qui ne sera pas restée dans les mémoires !

 

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Ayant tapé dans l'oeil d'Arthur Lubin, homosexuel notoire, qui apprécie le physique de l'acteur, Mister Clint va faire des piges pour le gay réalisateur, en alignant des rôles dans des films daubesques, qui le font même douter de son talent !

C'est la télévision et la série Rawhide qui va lancer sa carrièr, qu'il tournera de 1959 à 1965, et qui le consacrera comme le plus sympathique garçon bouvier à l'Ouest du Pecos ! Mais Mister Clint en a marre de la bouse de vache et il va faire une rencontre qui va boulverser sa carrière !

A l'époque, un certain Sergio Leone veut engager la star de la série Rawhide, Eric Fleming, pour un western italien "Pour une poignée de dollars". Ce dernier refuse cet obscur film transalpin, préférant les sunlights d'Hollywood ! Ca sera la chance de Mister Clint, qui, peu intéressé par ce projet de série B, finira malgré tout par signer ...Faute de grives, on se contente de merles ! C'est le premier coup de chance de l'acteur, qui avec le rôle de "L'homme sans nom",

 

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le cigarillo nonchalemment vissé et le poncho apprêté, va se faire un nom dans le cinéma européen, avec cette Trilogie du Dollar qui se finira par le cultissime " Le Bon, la Brute, et le Truand" dans le rôle de Blondin !

 

 

Mais la carrière post-Leone ne sera pas celle qu'il espérait  ! La trilogie du dollar a surtout été un succès européen, ignorée par les américains. De retour au pays, c'est loin d'être le paradis, et Mister Clint va tourner ses guêtres dans quelques films d'action où il va rosser du teuton, comme dans le neigeux "Quand les aigles attaquent", et pousser la chansonnette dans le folklorique "De l'or pour les braves" !

Mister Clint en profitera aussi pour tourner avec quelques belles blondes comme dans Pendez-les hauts et courts, de Ted Post, où il était le chevalier servant de la magnifique Inger Stevens, qui se suicidera peu après,

http://www.cinemovies.fr/images/data/photos/3502/pendez-les-haut-et-court-1968-3502-1892187535.jpg


puis dans la Kermesse de l'Ouest, de Josuah Logan, western musical, vrai désastre financier, où l'acteur supportera les agapes éthyliques d'un Lee Marvin tout le temps bourré et se tapera Jean Seberg, ce qui amènera l'écrivain Romain Gary à le provoquer en duel !

Bref, en 1970, à part des films de série B, Mister Clint est loin du futur Docteur Eastwood ! Un personnage récurrent va alors lancer définitivement sa carrière ...L'inspecteur Harry ! Flic rebelle, n'ayant pas peur de faire le coup de feu, trucidant les truands et défenseur de la veuve et de l'orphelin, L'inspecteur Harry, réalisé par son ami Don Siegel, ne fait pas dans la dentelle, faisant l'apologie du "dent pour dent" et de la légitime défense et qui fut traité, par certains critiques européens, de "film fascisant" ! Mais, en 1971, l'Amérique blanche totalement déboussolée par la guerre du Viet-Nam a besoin d'un héros, et ce héros, ça sera Harry Callahan avec son Magnum, symbole phallique d'une Amérique en mal de virilité !

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De ce premier opus, je n'en garderai que la belle BO de Lalo Schiffrin, très jazzy, comme l'aimait Mister Clint !

Car le reste se résume à un mauvais film de baston que Chuck Norris n'aurait pas désavoué !
Personnage récurrent, après le succès initial, Harry Callahan butera des flics ripoux, dans Magnum Force, en 1973, avec toujours le belle musique de Lalo en intro, pour le plus grand plaisir de Mister Clint !


Le culte du Magnum va continuer dans L'inspecteur ne renonce jamais, où Mister Clint va savater des terroristes blonds, aussi ridicules que folkloriques !

Et ce ne sera pas Sudden Impact, en 1983, qui relèvera le niveau !

Mais ces années 70, parsemées de bonnes grosses bouses, style, "Doux, dur et dingue" ou "Ca va cogner", "La sanction", voient aussi émerger la face cachée de Mister Clint, une sensibilité décalée comme dans "Josey Wales, hors-la-loi", peut-être le plus beau western du Docteur Eastwood et qui annoncera des lendemains qui chantent !

Les années 80 seront en clair-obscur, avec de vraies réussites, comme Bird, où Docteur Eastwood narrera la vie de Charlie Parker, déclaration d'amour au jazz, qui côtoierons de vrais bouses, comme La dernière cible de Buddy Van Horn, dernier opus (ouf !) de l'inspecteur Harry Callahan ou La Relève, avec Charlie Sheen, qui prenait déjà le marquage au sol pour des lignes de coco !
Mais c'est dans les années 90 que Mister Clint va faire sa mue, se transformant à un Docteur Eastwood ! C'est d'abord le magnifique Impitoyable,

http://www.cinemapassion.com/lesaffiches/Impitoyable-20110428080128.jpg

que j'ai vu à Varsovie, en anglais, sous-titré en polonais ! Ici, la mue eastwoodienne est patente, puisque l'on passe du héros énigmatique de Josey Wales ou de Pale Rider à un anti-héros looser qui tranche avec les personnages habituels de Mister Clint ! Suivrons, dans cette décennie inégale, le curieux Il est minuit, dans le jardin du bien et du mal.
Comme le bon vin, Docteur Eastwood va se bonifier avec le temps, en nous offrant des films inspirés et originaux, de Mystic River à Million Dollar Baby, en passant par Gran Torino !
Carrière très inégale que celle du grand Clint Eastwood, entre nanars et chefs d'oeuvre, films de baston sans intérêts reflétant sa morale très conservatrice et oeuvres originales, à la sensibilité exacerbée !
Pour moi, il restera toujours Blondin, énigmatique personnage plein de cynisme dans Le bon, la brute et le truand !


 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 18:49

The magnificent seven

 

En 1960, les Sept Mercenaires, réalisés par John Sturges, réadaptent à la sauce hollywoodienne, les Sept Samouraïs d'Akira Kurosawa, sorti 6 ans plus tôt.

 

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Le réalisateur est aussi producteur de son film, qui clôt une décennie des 50's qui fut riche en succès diverses et variés comme Règlements de compte à OK Corral ou Le dernier train pour Gun Hill, qui firent monter la côté de Sturges au firmament.

L'histoire des "magnifiques", commence dans dans l'Ouest profond, où un dénommé Chris, joué par Yul Brynner, aidé par un certain Vin, interprété par Steve McQueen,

 

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conduit au cimetière un vieil indien, qu'une bande de cow-boy du cru refuse de voir enterré à côté des gens du bled,

 

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sous le regard curieux de Chico, joué par l'allemand Horst Buchholz.

 

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Pendant ce temps, dans un pueblo mexicain, l'infâme Calvera, sous les traits d'Eli Wallach, à la tête de sa bande de bandidos, rackette de manière éhonté les campesinos du coin,

 

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Les paysans, sous les conseils du Vieux du village, joué par Vladimir Sokoloff,

 

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se décident à aller en ville, chez les gringos, pour embaucher des pistoleros sensés les protéger de la rapacité de Calvera. Les 3 caballeros mandatés pour cette mission vont donc voir Chris, tout de noir vêtu, droit comme un I.

 

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Le deal ? Venir aider les villageois à se débarasser de Calvera, contre une solde misérable de 20 $ pour 6 semaines de boulot, tous frais payés !

 

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Chris accepte la mission, contre toute attente, pour cette somme dérisoire. Le goût de l'action et l'envie de venir en aide à ces humbles paysans sont plus forts que l'intérêt pécunier. Vin, qui traîne encore dans les parages, sans le sou, se laisse tenter par l'aventure,

 

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alors qu'Harry Luck, joué par Brad Dexter, un ami à Chris, rejoint le duo, persuadé que la prime modique cache quelques mines d'or dont Brynner tait l'existence !

 

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Le trio va vite être rejoint par un as du couteau, Brit, joué par James Coburn,

 

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par Bernardo/Charles Bronson,

 

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et par Lee, un tireur d'élite sous les traits de Robert Vaughn.

 

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6 pistoleros qui par goût de l'aventure et défi, acceptent le marché, bientôt rejoint par Chico, jeune cheval fou, avide d'action !

 

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Nos 7 magnifiques s'en vont donc dans ce lointain pueblo, fraîchement accueillis par des paysans méfiants, tous de blancs vêtus !

 

campesino paysan

 

Mais la confiance va vite s'installer entre les deux groupes, Bernardo amusant les enfants avec son pipeau,

 

bronson flute

 

Chico mimant la muleta et le torero !

 

buchholz matador toro bravo

 

Nos mercenaires vont entraîner au tir ces braves paysans,

 

mcqueen rifle magnificent

 

pour recevoir les bandidos avec du plomb. Et lorsque Calvera se ramena, il fut supris de rencontrer ces 7 échalas !

 

wallach brynner

 

Le plomb parla, et notre horde d'argousins se défila devant tant de courage ! Mais si la bataille avait été gagnée, la guerre était lon d'être finie ! Encerclé, peu soutenu par des paysans hésitants, nos 7 magnifiques furent piégés par Calvera, qui, magnanime, leur manda de partir,

 

brynner wallach magnificent

 

pour sauver leur peau ! Départ nécessaire, mais retour programmé ! Car on ne la fait pas à ces mercenaires-là,

 

bronson dexter vaughn mercenaire mercenary

 

qui humiliés par Caldera, vont s'en retourner, pour l'honneur,  combattre la "caillera" !

De ce dernier combat, Harry Luck,

 

dexter brynner

 

Lee,

 

vaughn magnificent

 

Brit et Bernardo,

 

bronson ninos

 

trépasseront ! Mais Chris aura la peau de Caldera,

 

wallach mourrant

 

libérant à jamais, le pueblo de ce fléau !

Le devoir accompli, Chris et Vin, s'en iront,

 

brynner mcqueen horse

 

laissant Chico à sa douce mexicaine !

 

magnificent seven end

 

Western devenu culte, le film souffre pourtant de tares congénitales au cinéma hollywoodien de l'époque. Un manque de réalisme criant, des clichés ayant la peau dure, et des bons sentiments fleurant bon la guimauve ! Nos 7 mercenaires, bien peu attirés par l'argent, sont surtout mus par l'honneur et l'esprit chevalresque, heureux d'aller défendre la veuve et l'orphelin, dans ce pueblo lointain, avec des paysans mexicains tous de blancs vêtus, incapables de se défendre par eux-mêmes ! Les autorités mexicaines, maries par l'expérience Vera Cruz, d'Aldrich, censé avoir donner une mauvaise image des mexicains, avaient délégué des superviseurs sur le film de Sturges, l'obligeant à vêtir les campesinos avec des tuniques immaculées, un mexicain, fut-il un péon, ne pouvant être sale ! L'anecdote est savoureuse et symbolise le manque criant de réalisme du film, avec des cow-boys impeccablement peignés, portant des vêtements sortis juste du pressing, très loin du réalisme du western italien, avec son univers crasseux et ses personnages cyniques ! Car le film manque singulièrement de noirceur, et les mercenaires sont d'une gentillesse éprouvée, avec un Charles Bronson jouant avec les enfants, et des gringos qui respectent à la lettre la virginité des habitantes du village, malgré une abstinence pesante ! Nous sommes très loins des soudards de Peckinpah dans sa Horde sauvage ! Même Eli Wallach, jouant le bandit Caldera peut nous apparaître sympathique en étant magnanime avec nos mercenaires !

Le film un peu désuet, restera surtout pour son casting exceptionnel, avec un Yul Brynner, seule star confirmé du film, juste sorti de ses rôles bibliques, qui s'imposera avec son regard intense,

 

brynner chris magnificent

 

entouré d'acteurs promis à un grand avenir, comme Steve McQueen,

 

mcqueen magnificent

 

jeune tendron ambitieux, qui aura quelques problèmes avec le divin chauve, sur ce film, ou Eli Wallach,

 

gun wallach

 

féroce chef de bande, dont on retrouvera des accents dans le Tuco du Bon, de la Brute et du truand, de Leone, quelques années plus tard !

En conclusion, le film souffre trop, aujourd'hui, de la comparaison avec le western italien, plus réaliste et moins bisounoursien, mais reste un monument du cinéma de l'époque, avec la musique lyrique d'Elmer Bernstein !

 

 

 

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Published by Tietie007 - dans Western américain
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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 09:54

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La prisonnière du désert continue le cycle de la Cavalerie, qui avait déjà dénoncé le racisme contre les indiens, bien que cet opus fordien soit assez ambigu quant à la représentation de l'indien, fier guerrier capable d'humanité et sauvage intégral massacrant et scalpant !

Le début du film nous narre la vie d'une famille de pionniers,

 

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dans l'Ouest lointain, qui retrouvent l'oncle Ethan, joué par John Wayne, qui revient de la guerre de Sécession. Univers accueillant et chaleureux, les Edwards ont deux filles et un fils. Mais les Commanches sont actifs dans la zone, et The Duke va partir avec le révérend Samuel Johnson, joué par Ward Bond,

 

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capitaine des Texas Rangers, à la poursuite de ces bandes d'indiens. Mais Ethan comprend vite que cette mission était un stratagème commanche pour les éloigner des fermes.

 

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Et en effet, alors que les hommes sont en mission, la ferme des Edwards est attaquée par les commanches, s'épuisant dans ce face à face singulier, de la jeune Debbie, jouée par la petite soeur de Nathalie Wood, Lana,

 

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et le chef des indiens, joué par Henry Brando.

 

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Les cadavres de la famille sont retrouvés, sauf celui de la jeune Debbie, qui va devenir alors l'objet d'une quête sans fin, dont l'acteur principal sera son oncle Ethan, aidé par le fils adoptif de la famille, Martin Pawley, joué par Jeffrey Hunter,

 

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et les hommes des fermes environnantes. Quête qui devait être courte et qui se transforme en véritable chemin de croix, dans l'Ouest sauvage, à la merci des indiens.

 

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Ici c'est Harry Carrey Jr, un des rares acteurs encore vivants, qui manie son "gun",

 

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là c'est Jeffrey Hunter et le fantasque Hank Worden, habitué des films de Ford,


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et puis il y a le Duke, qui ne donne pas sa part aux chiens !

 

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Mais voilà, la quêtre perdure, et les volontés s'usent ...Seul Ethan en fait une affaire personnelle, l'unique objectif de sa vie, retrouver sa nièce, enlevée par les commanches.

 

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Seul Martin Pawley, un métis qu'Ethan méprise un peu, poursuit la recherche, par tous les temps,

 

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renonçant à un doux foyer et à la jeune femme, Vera Miles, qui l'attend.

 

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Ethan sombre de plus en plus vers une forme de folie, obsédé par cette quête sans fin,

 

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qu'il voit comme une sorte de rédemption, de sa vie vouée à son unique bon plaisir et à la guerre.

 

Mais la chance va passer par là, pour quelques babioles,

 

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les langues peuvent se délier, et enfin, un mexicain donnera une piste sûre pour retrouver le chef commanche.

 

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Les retrouvailles avec l'indien balafré, des années plus tard, se figent dans un jeu de regards,

 

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intenses,

 

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et alors que le commanche impressionne son aéropage en montrant quelques scalps,

 

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la petite Debbie, désormais adulte, apparaît, sous le regard pétrifié des deux hommes.

 

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Gardant son sang froid, Ethan ne dit rien, mais le commanche n'est pas dupe. Dans l'après-midi, Debbie, désormais indienne, vient à leur rencontre, et John Wayne, fou furieux veut tuer cette désormais squaw, qui n'a de blanche que le teint ! Mais son demi-frère, Martin, s'oppose à la furia dukienne !

 

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Le chef balafré va perturber ce face à face à fratricide, obligeant les deux hommes à combattre les commanches.

 

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Mais à la fin, l'emplumé occis, l'oncle Ethan va enlever pour de bon sa  Debbie,

 

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pour la ramener parmi les hommes ...Mission accomplie !

 

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Je reste assez mitigé devant ce revisionnage. Film qui m'avait bouleversé, plus jeune, je le regarde de nouveau, avec des yeux plus avertis et force est de constater que ce type de western des années 50, plein de bons sentiments, magnifiant la famille américaine, biblique par moment, avec cette quête dans le désert, a un charme bien désuet et pâtit de la révolution léonienne, qui projettera le western dans une modernité beaucoup plus réaliste et moins bisounoursienne ! Ce côté propret du western de ces années là, avec des vêtements sortis directement du lavomatic, ces décors studios naïfs, et ces personnages archétypaux, le désintéressé John Wayne, défenseur de la veuve et de l'orphelin, contre l'emplumé de service, reste encore trop caricaturaux pour faire vrai.

Alors évidemment, il reste la chaleur et la trogne d'acteurs habitués à l'univers de Ford, comme l'étonnant Hank Worden, au physique si singulier,

 

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le verbe toniturant d'un Ward Bond, ou la beauté émue d'un Jeffrey Hunter,

 

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et il reste surtout la nostalgie d'un cinéma qui a désormais disparu, et qui aura marqué toute mon enfance !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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