Quantcast

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2013
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Personnalité

Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 15:41

marylin-dean.JPG

 

Le James Dean Café prend ses aises, dans les rues de Prague, associant deux des plus grands mythes du cinéma américain, James Dean,

 

marilyn-dean-prague.JPG

 

et Marilyn Monroe.

 

marylin-monroe-prague-praha.JPG

 

Cette dernière, sex symbol par excellence, aliénée par le regard des hommes, qui ne la voyaient que comme un objet de concupiscence, sombra dans la dépression chronique, avant de s'éteindre, après le magnifique Misfits, son plus beau film, qui annonçait la fin d'une époque.

James Dean, lui, fut une étoile filante qui se consumma en 3 longs-métrages. Sa beauté fragile, loin de la virilté assumée d'un Brando, s'incarna dans des jeunes rebelles qui avaient la fureur de vivre, dans le monde compassé des adultes. Dean, comme Elvis, sont arrivés dans les années 50, lors de l'émergence d'une culture "jeune", aux USA, qui submergera la France, une décennie plus tard, avec "Salut les copains" et "Mai 68". Toute une génération juvénile se reconnaîtra dans les affres post-adolescentes de Jimmy, et sa mort accidentelle sur une route californienne, à 24 ans, juste après Géant, le projettera dans l'Olympe des Dieux.

Mais le temps fait son oeuvre, et l'oubli s'installe. Je me suis aperçu que mes élèves ne connaissaient même pas James Dean, preuve que même les dieux sont mortels !

En tout cas, Jimmy aurait bien aimé cette bagnole ...

 

dean-marylin-copie-1.JPG

Par Tietie007 - Publié dans : Personnalité - Communauté : cinéma de quartier
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 06:54

clint-eastwood.jpg

 

Tout le monde aujourd'hui vante le génie du Docteur Eastwood, qui aligne les films originaux à succès, comme Miniuit dans le Jardin du bien et du mal, Invictus, Million Dollar Baby,   et j'en passe.

La carrière de l'acteur-réalisateur, n'avait pas commencé sous les meilleurs auspices, puisqu'à l'époque où James Dean tournait La fureur de vivre ou Géant, Mister Clint, lui, faisait une apparition dans la Revanche de la Créature, de Jack Arnold, qui ne sera pas restée dans les mémoires !

 

revanche_creature_lac_noir_affiche2.jpg

 

Ayant tapé dans l'oeil d'Arthur Lubin, homosexuel notoire, qui apprécie le physique de l'acteur, Mister Clint va faire des piges pour le gay réalisateur, en alignant des rôles dans des films daubesques, qui le font même douter de son talent !

C'est la télévision et la série Rawhide qui va lancer sa carrièr, qu'il tournera de 1959 à 1965, et qui le consacrera comme le plus sympathique garçon bouvier à l'Ouest du Pecos ! Mais Mister Clint en a marre de la bouse de vache et il va faire une rencontre qui va boulverser sa carrière !

A l'époque, un certain Sergio Leone veut engager la star de la série Rawhide, Eric Fleming, pour un western italien "Pour une poignée de dollars". Ce dernier refuse cet obscur film transalpin, préférant les sunlights d'Hollywood ! Ca sera la chance de Mister Clint, qui, peu intéressé par ce projet de série B, finira malgré tout par signer ...Faute de grives, on se contente de merles ! C'est le premier coup de chance de l'acteur, qui avec le rôle de "L'homme sans nom",

 

blondin-eastwood-copie-1.jpg

 

le cigarillo nonchalemment vissé et le poncho apprêté, va se faire un nom dans le cinéma européen, avec cette Trilogie du Dollar qui se finira par le cultissime " Le Bon, la Brute, et le Truand" dans le rôle de Blondin !

 

 

Mais la carrière post-Leone ne sera pas celle qu'il espérait  ! La trilogie du dollar a surtout été un succès européen, ignorée par les américains. De retour au pays, c'est loin d'être le paradis, et Mister Clint va tourner ses guêtres dans quelques films d'action où il va rosser du teuton, comme dans le neigeux "Quand les aigles attaquent", et pousser la chansonnette dans le folklorique "De l'or pour les braves" !

Mister Clint en profitera aussi pour tourner avec quelques belles blondes comme dans Pendez-les hauts et courts, de Ted Post, où il était le chevalier servant de la magnifique Inger Stevens, qui se suicidera peu après,

http://www.cinemovies.fr/images/data/photos/3502/pendez-les-haut-et-court-1968-3502-1892187535.jpg


puis dans la Kermesse de l'Ouest, de Josuah Logan, western musical, vrai désastre financier, où l'acteur supportera les agapes éthyliques d'un Lee Marvin tout le temps bourré et se tapera Jean Seberg, ce qui amènera l'écrivain Romain Gary à le provoquer en duel !

Bref, en 1970, à part des films de série B, Mister Clint est loin du futur Docteur Eastwood ! Un personnage récurrent va alors lancer définitivement sa carrière ...L'inspecteur Harry ! Flic rebelle, n'ayant pas peur de faire le coup de feu, trucidant les truands et défenseur de la veuve et de l'orphelin, L'inspecteur Harry, réalisé par son ami Don Siegel, ne fait pas dans la dentelle, faisant l'apologie du "dent pour dent" et de la légitime défense et qui fut traité, par certains critiques européens, de "film fascisant" ! Mais, en 1971, l'Amérique blanche totalement déboussolée par la guerre du Viet-Nam a besoin d'un héros, et ce héros, ça sera Harry Callahan avec son Magnum, symbole phallique d'une Amérique en mal de virilité !

harry-callahan-magnum.jpg

De ce premier opus, je n'en garderai que la belle BO de Lalo Schiffrin, très jazzy, comme l'aimait Mister Clint !

Car le reste se résume à un mauvais film de baston que Chuck Norris n'aurait pas désavoué !
Personnage récurrent, après le succès initial, Harry Callahan butera des flics ripoux, dans Magnum Force, en 1973, avec toujours le belle musique de Lalo en intro, pour le plus grand plaisir de Mister Clint !


Le culte du Magnum va continuer dans L'inspecteur ne renonce jamais, où Mister Clint va savater des terroristes blonds, aussi ridicules que folkloriques !

Et ce ne sera pas Sudden Impact, en 1983, qui relèvera le niveau !

Mais ces années 70, parsemées de bonnes grosses bouses, style, "Doux, dur et dingue" ou "Ca va cogner", "La sanction", voient aussi émerger la face cachée de Mister Clint, une sensibilité décalée comme dans "Josey Wales, hors-la-loi", peut-être le plus beau western du Docteur Eastwood et qui annoncera des lendemains qui chantent !

Les années 80 seront en clair-obscur, avec de vraies réussites, comme Bird, où Docteur Eastwood narrera la vie de Charlie Parker, déclaration d'amour au jazz, qui côtoierons de vrais bouses, comme La dernière cible de Buddy Van Horn, dernier opus (ouf !) de l'inspecteur Harry Callahan ou La Relève, avec Charlie Sheen, qui prenait déjà le marquage au sol pour des lignes de coco !
Mais c'est dans les années 90 que Mister Clint va faire sa mue, se transformant à un Docteur Eastwood ! C'est d'abord le magnifique Impitoyable,

http://www.cinemapassion.com/lesaffiches/Impitoyable-20110428080128.jpg

que j'ai vu à Varsovie, en anglais, sous-titré en polonais ! Ici, la mue eastwoodienne est patente, puisque l'on passe du héros énigmatique de Josey Wales ou de Pale Rider à un anti-héros looser qui tranche avec les personnages habituels de Mister Clint ! Suivrons, dans cette décennie inégale, le curieux Il est minuit, dans le jardin du bien et du mal.
Comme le bon vin, Docteur Eastwood va se bonifier avec le temps, en nous offrant des films inspirés et originaux, de Mystic River à Million Dollar Baby, en passant par Gran Torino !
Carrière très inégale que celle du grand Clint Eastwood, entre nanars et chefs d'oeuvre, films de baston sans intérêts reflétant sa morale très conservatrice et oeuvres originales, à la sensibilité exacerbée !
Pour moi, il restera toujours Blondin, énigmatique personnage plein de cynisme dans Le bon, la brute et le truand !


 

Par Tietie007 - Publié dans : Personnalité - Communauté : Les Cinéphiles Associés
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 07:05

ricky-nelson.jpg

 

Vous vous souvenez de James Dean et certainement pas de Ricky Nelson, qui aura marqué les USA non pas par son jeu d'acteur mais plutôt pour sa musique country qui en avait fait une star du genre.

Pourtant, dès l'âge de 19 ans, il joua dans le célèbre Rio Bravo d'Howard Hawks, entre John Wayne et Dean Martin,

 

riobravo

 

 jeune pistolero rejoignant la forteresse assiégée ! Ce premier rôle prestigieux en promettait d'autres...mais le destin en voulut autrement, puisque le jeune homme fit carrière dans la chanson plutôt que sur les plateaux de cinéma.

Un petit duo avec Dean Martin pour commencer cette nouvelle année !

 

 

 

Par Tietie007 - Publié dans : Personnalité - Communauté : cinéma de quartier
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 1 septembre 2011 4 01 /09 /Sep /2011 09:21

basil-poledouris-crom.JPG

 

Ma rencontre avec Basil Poledouris se fit au cinéma Cézanne, à Aix en Provence, au printemps 1982, lorsque qu'avec un collègue, Francis Rava, j'entendis, pour la première fois, Anvil of Crom, la musique du générique de Conan le Barbare, de John Milius, qui lança la carrière de Schwarzy !

 

 

Plus beau film d'Heroic Fantasy avant le Seigneur des Anneaux, l'opus de Milius se distingua par une scène d'ouverture cultissime, où un village se faisait ravager par les troupes ténébreuses de Thulsa Doom, joué par un "tremendous" James Earl Jones !

thusla-doom-jones-triolisme.JPG

 

Mais la complainte de Conan se muera à vengeance impitoyable !

Enjoy Riddle of Steel et Riders of Doom ...

 

 

La Bande Originale de Conan le Barbare, dont le souffle épique magnifiera la geste guerrière du cimérien, lancera la carrière de Poledouris. Conan le destructeur, Robocop, La Chair et le sang, A la poursuite d'Octobre Rouge, Piège à grande vitesse, Starship Troopers, mais aucune de ces BO n'égalera celle de Conan !
Basil Poledouris est décédé en 2006.


 


Par Tietie007 - Publié dans : Personnalité - Communauté : cinéma de quartier
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 06:45

columbo-falk.JPG

 

Imper crasseux, cigare consummé, veille 403 pourrie,

 

403-columbo.JPG

 

l'inspecteur Columbo, flic atypique et un peu ridicule, au permier abord, passait pour un rigolo, au début, auprès des coupables de la série ! Mais ce gnafron présumé, avec ses histoires de chien et de femme qui n'en finissaient plus, était un logicien hors pair, qui arrivait toujours à coincer les meutriers qui croyaient avoir fait le crime parfait !

C'est en 1971 que la série commença vraiment, avec un épisode, Murder by the book, réalisé par un certain Steven Spielberg !

La série se distinguait par deux éléments récurrents. Au niveau du casting, le meurtrier était un acteur connu, voire une star sur le déclin, et sur le plan narratif, les épisodes commençaient toujours par le meurtre, exécuté par un meurtrier connu des téléspectateurs. Le coeur de l'épisode relatant la manière dont Columbo allait résoudre l'affaire et coincer le coupable. Il est d'ailleurs étonnant qu'une série avec si peu d'actions et tant de verbiages colomboesque ait eu tant de succès, puisque la moitié des épisodes se résumaient souvent à des monologues du fûté inspecteur, sur des sujets aussi divers que sa femme ou son chien !

 

columbo-chien-dog.JPG

 

 La saison 1 ayant bien fonctionné, la saison 2 se pare d'acteurs plus prestigieux, comme son ami John Cassavettes,

 

cassavettes-columbo.JPG

 

chef d'orchestre qui se fera choper pour avoir oublié un oeillet à la boutonnière,ou Ray Milland, le mari de Grace Kelly, dans le Crime était presque parfait d'Hitchcock.

 

milland-kelly-hitchcock-phone.JPG

 

Mauvais meurtrier, Ray, puisque tu t'es fait choper par deux fois !

Personnellement, j'aime bien aussi l'épisode de la saison 2, The most dangerous game, de 1973, qui narre un meurtre dans le milieu des échecs, profitant de l'écho extraordinaire de la victoire de l'américain Robert James Fischer, à Reykjavik, en 1972, sur le soviétique Boris Spassky pour le titre mondial.

 

columbo-chess.JPG

 

Peter Falk était un fin connaisseur des 64 cases, et il dut être conquis par cet épisode là !

A noter que les deux compères de la série des Mystères de l'Ouest, Robert Conrad et Ross Martin,

 

martin-conrad-wild.JPG

 

furent tous les deux, des meurtriers en chef, dans un épisode. Artemus Gordon, dans la saison 1, dans l'épisode Plein Cadre,

 

columbo-ross-martin.JPG

 

et James West, dans la saison 4, l'épisode Exercice Fatal.

 

milo-conrad-columbo.JPG

 

Il serait trop long de citer les célébrités qui ont tourné dans un épisode de Colombo, à l'image des héros des Mystères de l'Ouest, beaucoup d'acteurs de séries télévisées, comme William Shatner (Captain Kirk dans Star Trek), Léonard Nimoy (Spoke dans Star Trek), Patrick McGoohan (Le prisonnier), Patrick McNee (Chapeau Melon), Robert Culp (les espions), Ricardo Montalban (l'île fantastique),  mais aussi des stars de cinéma comme Janet Leight (Psychose), Sal Mineo (La fureur de vivre), Donald Pleasance (Le spectre), Robert Vaughn (Les 7 mercenaires), Louis Jourdan (Octopussy), Mako (Conan le barbare), bref, c'était toujours une guest star qui rendait la pareille à l'inspecteur Columbo !

Mais la carrière de Peter Falk ne se résumait pas au personnage du célèbre inspecteur, puisque que depuis La Forêt interdite de Nicolas Ray, en 1958,

 

falk-cigare-wood.JPG

 

aux Ailes du Désir, de Wim Wenders, en 1993,

 

falk-wenders.JPG

 

Peter Falk aura tourné dans des dizaines de films !

Mais c'est sans conteste sa collaboration avec John Cassavettes, qui commença avec Husbands, en 1970,

 

falk gazzara cassavettes

 

avec un autre acolyte, Ben Gazzara, trio alcoolisé qui donnera de superbes films,

 

falk-gazzara-cassavettes-copie-1.JPG

 

comme une Femme sous influence (1974), Opening Nights (1977) et Big Trouble en 1986.

 Ce grand épicurien de Peter s'en est donc allé, et j'imagine les apéros qu'il se tapera avec John, au Paradis des saints buveurs !

 

 

 

 

 


 


Par Tietie007 - Publié dans : Personnalité - Communauté : Les Cinéphiles Associés
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés