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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 02:54

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Dernier opus de la trilogie léonienne sur l'Amérique, commencée 16 ans plus tôt, avec Il était une fois dans l'Ouest, Il était une fois en Amérique fresque sur l'Amérique contemporaine, nous plonge dans le quartier de Brooklyn, au début du siècle dernier, narrant l'amitié d'une bande d'enfants, qui font les 400 coups sur les bords de l'Hudson !

 

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Récit en abîme puisque c'est un vieil homme, au soir de son existence, qui revient dans le quartier de son enfance, perdu dans ses souvenirs, revoyant, comme si c'était hier,

 

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la jolie Deborah faire ses gammes,

 

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par la petite lucarne donnant sur le cellier.

 

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 Regards adolescents, qui se croisent,

 

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dans l'attente d'une promesse amoureuse, dans ce quartier populaire de New-York.

 

Il y a toujours chez Leone cette intensité des regards, du bleu azur d'Henry Fonda, dans l'Ouest lointain, aux yeux de Cockeye,

 

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poulbot du Lower East Side qui sera foudroyé par une balle perdue.

Le vieux Noodles revoit défiler sa vie, le temps d'un capuccino, cette ascension prodigieuse, avec Max,

 

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voisin de rue, complice et ami, avec lequel il surfera sur la Prohibition, amassant quelques caisses de $.

 

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Trajectoire exceptionnelle, des rues crasseuses des bas-fonds new-yorkais aux lupanars de luxe, des bords poussiéreux de l'Hudson aux plages blanches de Coney Island !

 

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Réussite sociale mais errance personnelle, abondance matérielle, mais désert affectif, ambition de Max, recherche du bonheur, chez Noodles, le destin des deux amis ne pouvaient que diverger ! De Niro essaiera de se perdre dans le regard de Deborah,

 

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tournoyant sur une piste de danse,

 

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éperduement accroché à un horizon amoureux incertain, promesse d'un bonheur improbable ... Et puis la disparition de Max, de l'ami infidèle, de l'associé qui trahit,

 

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qui immolera ses compagnons sur l'autel de ses ambitions, n'hésitant pas à sacrifier ce qu'il a chéri pour des raisons carriéristes, thème de la trahison qui hante l'univers léonien, déjà abordé dans Il était une fois la Révolution, vision de l'homme désanchanté et nihiliste, détestable Prométhée toujours corrompu par l'ambition et l'argent ! Mais le passé, chez Leone, n'est pas la fragrance fugitive qui se perd dans le sillon parfumé d'une jolie femme ... la mémoire chez l'italien, reste omniprésente, sous la forme de la vengeance de l'Homme à l'harmonica, dans le Far West ou sous le visage suppliant de l'ami irlandais qui a trahi, dans la Révolution, tyrannie du passé qui hante les personnages léoniens. De cette jeunesse désormais oubliée, le vieux Noodles va en redécouvrir les contours douloureux,

 

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puisqu'en plus de lui avoir volé son histoire, Max lui aura dérobé sa promise, désormais vieille actrice sur le déclin. De cette amitié de jeunesse, il ne restera presque rien, sauf les remords d'un homme au soir de sa vie, rongé par l'ambition et désormais repentant, expiant ses fautes le temps d'une triste soirée.

 

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Vision désanchantée de la nature humaine, le testament léonien se perdra dans une fumerie d'opium,

 

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où un Noodles dans la force de l'âge se libère de sa triste condition humaine en s'évadant dans les paradis artificiels,

 

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le temps d'un sourire ...

 

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  transcendé par la magistrale et mélancolique bande originale d'Ennio Morricone

 

 

 

 

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Published by Tietie007 - dans Drame américain
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commentaires

Tietie007 06/01/2013 13:27

Une version restaurée a été projeté à Cannes, en mai 2012.

http://www.ecranlarge.com/article-details-22911.php

Jacquart 13/11/2012 10:57

Merci pour cette analyse très juste à propos de ce grand film. Je ne m'en lasse pas, un film qui est impressionnant...! Et quel impact !

FredMJG/Frederique 16/06/2010 21:26


Ah bon sang...
Jimmy Woods...
Soupirs... ^^