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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 12:37



En 1928, Carl Laemmle, le père des studios Universal, laisse la place à son fils, Carl Laemmle Jr,




qui jusqu'en 1936, va produire quelques uns des plus beaux films du cinéma fantastique.
Peu regardant sur la dépense, ce qui lui sera fatal, Laemmle ne mégote nullement sur les maquillages, les décors et les effets spéciaux. Le coup de génie du producteur, c'est d'avoir embauché Jack Pierce, maquilleur génial, qui fit de Boris Karloff,



un Frankenstein mythique, au visage qui marquera des dizaines de génération et fixera à jamais le paradigme du monstre !



Pierce, d'ailleurs, travaillera sur de nombreux films fantastique d'Universal, notamment sur Dracula, La fiancée de Frankenstein, L'homme invisible et La Momie, avec ce même Karloff.
Mais l'excellence du casting n'en restera pas là. Colin Clive, un britannique né à Saint-Malo, jouera un Dr Frankenstein halluciné, savant prométhéen qui défia les dieux,



et son adjoint au rictus diabolique, un certain Fritz (Igor dans Dracula), joué par Dwight Frye, un habitué des rôles de déséquilibrés. Laquais sadique du ténébreux docteur, Fritz tourmentera le monstre avec un plaisir pervers ...



James Whale, réalisateur mythique des films fantastiques d'Universal, va réaliser son meilleur film, qui restera longtemps un incontournable du cinéma fantastique, filmant dans des décors oniriques, le monstre au prise avec les hommes, géant hideux, déchaînant l'horreur et la colère, bouc-émissaire idéal d'une société mangée par les peurs ancesetrales. Réflexion rabelaisienne sur la science et le progrès, sur les dérives d'une technique sans éthique, Frankenstein, fruit d'une invention délirante, nous rejoue le coup de la belle et la bête, avec la célèbre scène avec Marilyn Harris, innocente enfant, en rien effrayée par le géant, qui révèlera l'humanité du monstre.



Mais Frankenstein, par maladresse, noiera la blonde enfant, déchaînant l'ire vengeresse de la foule, horde geignarde prête au lynchage !

Malgré ses quasi 80 ans, le film garde encore une puissance fantastico-onirique suprenante, le mérite en vient en partie à l'esthétique des décors et à la réussite incroyable du maquillage du monstre, qui fera rentrer Boris Karloff dans l'éternité !

He's alive !!!

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commentaires

Alta 26/08/2009 14:53

Ahhhh les classiques de la Universal :-)

Bonne continuation pour ton blog, j'ai pris plaisir à lire tes critiques, comme sur le Tarantino